Posts by P. ANAR sabri

Mgr Ramzi GARMO à St Thomas Apôtre – Sarcelles (Paris – France)

Mgr Ramzi GARMO
Visiteur apostolique pour l’Eglise chaldéenne en Europe
En France du 14 septembre au 7 octobre 2013

Nous avons eu la joie d’accueillir au sein de notre communauté chaldéenne d’Ile-de-France, Monseigneur Ramzi GARMO, archevêque chaldéen de Téhéran (Iran) et nommé récemment Visiteur Apostolique pour l’Eglise chaldéenne en Europe.

Mgr GARMO est arrivé en France pour sa première visite apostolique en Europe le 14 septembre dernier, directement après la réunion qui a rassemblé à Istanbul (Turquie) les prêtres chaldéens d’Europe autour de lui et de Mar Louis Raphael Ier SAKO, patriarche de Babylone des Chaldéens.

Après avoir passé trois jours en région parisienne, l’archevêque est parti le 17 septembre visiter la communauté Assyro-chaldéenne de Marseille, puis celle de Lyon. Il est ensuite revenu à Paris le 31 octobre où il est resté jusque son départ pour la Belgique (le 7 octobre).

Lors de son séjour en région parisienne, Mgr GARMO a été reçu par plusieurs autorités ecclésiales : le Cardinal-Archevêque de Paris S.E. André VINGT-TROIS, Ordinaire pour les Eglises Orientales en France, son vicaire Mgr Claude BRESSOLETTE, l’évêque de Pontoise Mgr Stanislas LALANNE,…

Mgr GARMO a, bien-sûr, aussi rencontré l’ensemble de notre communauté :
–  Dimanche 15 septembre : célébrations eucharistiques à St Thomas Apôtre,
–  Mardi 1er octobre : réunion avec le Conseil Paroissial,
–  Mercredi 2 octobre : rencontre avec les représentants de la communauté,
–  Vendredi 3 octobre : conférence avec les jeunes (voir ci-dessous),
–  Dimanche 6 octobre : messes, dont celle de la rentrée paroissiale avec tous les membres actifs de la paroisse, suivi d’une rencontre avec les fidèles autour d’un cocktail.

La communauté a beaucoup apprécié la présence de Mgr GARMO, avec qui elle a pu s’exprimer librement, et surtout les jeunes qui ont été captivé par ses paroles.

Et nous avons pu ressentir que lui aussi a apprécié son séjour avec nous. Mgr GARMO a été impressionné par le dynamisme de notre paroisse et a mesuré sa présence remarquable. Il a insisté tout a long de sa visite sur l’importance et le poids de notre mission en France mais aussi en Europe.

Le thème principal et constant durant toute la visite apostolique de Mgr GARMO était : « Foi et Mission », thème qu’il a repris plus en détail lors de sa conférence avec les jeunes. C’est pourquoi nous avons voulu vous la retranscrire entièrement ici.

 

Conférence Mgr Ramzi GARMO : ” FOI & MISSION
Paroisse Saint Thomas Apôtre – Vendredi 4 octobre 2013

Chers amis,

Le but de cette rencontre, c’est de découvrir ensembles, vous et moi (moi aussi j’ai besoin de découvrir), ce qu’est la foi, ce qu’est la mission. Pour découvrir ensembles qu’est-ce que « être chrétiens », quelle est la mission qui nous est confiée comme chrétien dans ce pays.

Donc, nous allons demander d’abord à l’Esprit-Saint de nous éclairer, sur ce sujet très important, puisque et la foi et la mission sont deux dons précieux de l’Esprit-Saint à l’Eglise.

Nous savons tous quand a commencée l’Eglise, comment elle est née, comment elle a exercé sa mission. Ici je voudrais souligner un passage du Livre des Actes des Apôtres où il est dit « Jésus, avant de quitter ses disciples, avant de monter au ciel, avant sa passation sur le mont des oliviers, il a demandé aux disciples d’aller à Jérusalem et d’attendre là-bas une force de l’amour, une puissance du ciel qui est celle de l’Esprit-Saint et qui fera d’eux des disciples, des missionnaires de l’Évangile, des témoins de l’Évangile. Cette promesse de Jésus c’est réalisée le jour de la Pentecôte.

Pentecôte est un mot d’origine grec qui veut dire « cinquante », c’est-à-dire cinquante jours après la résurrection de Jésus, l’Esprit-Saint est descendu sur les apôtres, et le même jour, sans tarder, ils ont commencé leur mission d’évangélisation, de témoignage et de martyr, comme Jésus leur avait dit : « quand vous recevrez l’Esprit-Saint vous serez mes témoins à Jérusalem, en Judée, en Samarie et dans tous les pays du monde ». Jusqu’à aujourd’hui l’Église continue ce message, cette mission d’être témoins de l’Évangile dans différentes nations.

Donc qu’est que c’est la foi ? Je vais d’abord parler de la foi et ensuite la mission.

Je commence par les idées fausses qu’on peut avoir sur la foi chrétienne. La première idée fausse est de penser que la foi est un héritage que nous recevons de nos parents, ça veut dire de croire que l’origine de la foi, la source de la foi, sont nos parents. Ça c’est une idée fausse. Ou de croire que parce qu’on est Chaldéens, Assyriens, Arméniens, etc. on est chrétien, de considérer l’ethnie, la nation comme source de la foi… c’est une fausse idée sur la foi. Ou croire que la foi est le fruit ou le résultat de mes efforts, de mes recherches, de mes connaissances intellectuelles, de mes diplômes… encore une fausse idée sur la foi. Donc il faut rejeter cette conception de la foi qui n’est pas cohérente avec ce que l’Évangile nous enseigne.

Peut-être allez-vous me poser la question : « alors qu’est-ce que c’est la foi ? ». La réponse n’est pas difficile. Si nous lisons l’épître de saint Paul aux Galates (chapitre 5, versets 22-23), il nous parle des dons de l’Esprit-Saint, donc des dons de Dieu, l’esprit saint étant la troisième personne de la très Sainte Trinité. Dans cette épître saint Paul énumère les dons de l’Esprit-Saint et il cite la foi comme un don de l’Esprit-Saint. Donc la foi chrétienne est une grâce qui nous est donné par Dieu simplement parce qu’Il nous aime, il n’y a aucune autre raison pour le don de la foi.

Ce n’est pas parce que nous sommes meilleurs que les autres, parce que nous sommes Chaldéens,  de Turquie, d’Irak… la seule raison du don de la foi c’est l’amour de Dieu a pour nous, parce qu’Il nous aime Il nous a donné ce don reçu. C’est pourquoi je dis Dieu nous a donné un trésor très précieux qu’il ne faut jamais perdre ! Qu’il faut conserver, animer et propager ! C’est pourquoi nous chrétiens nous croyons, avec le sacrement du baptême que nous avons tous reçus puisque nous somme chrétiens, nous avons aussi reçus les dons de l’Esprit-Saint, donc le don de la foi, même si nous étions tout petits. Le grain de la foi et de la vie nouvelle et chrétienne a été semé, jeté dans notre cœur le jour de notre baptême. Ça c’est l’enseignement de l’Eglise.

Aujourd’hui si un adulte n’est pas chrétien et veut le devenir, l’Eglise d’abord le prépare, il y a un temps de formation qu’on appelle le catéchuménat, pendant deux ou trois ans, et ensuite il reçoit le sacrement du baptême, c’est-à-dire qu’il reçoit l’Esprit-Saint et le don de la foi, le don de la vie nouvelle.

Donc, tous nous sommes chrétiens parce que nous avons reçu le sacrement du baptême qui est encore un don de Dieu pour nous.

C’est pourquoi la foi chrétienne, avant d’être l’acceptation ou l’adhésion à quelques dogmes théologiques, par exemple le dogme de la très Sainte Trinité, le dogme de l’incarnation, le dogme de la parousie (la venue du christ a la fin des temps), avant qu’elle soit une adhésion intellectuelle à ces dogmes, elle est essentiellement et avant tout une relation vivante au Christ Vivant !

Voilà comme on définit la foi chrétienne : elle est une relation vivante avec le Christ Vivant. S’il n’y a pas cette relation, la foi est vaine, sans intérêt. C’est pour cette raison que saint Paul, le grand apôtre, quand il parle des effets ou des grâces du sacrement du baptême dans son épitre aux Romains (chapitre 6, versets 3-4) : «  vous ne savez pas, vous qui êtes baptisés (donc nous, il s’adresse à nous), par votre baptême, grâce a votre baptême, vous avez été unis au christ mort et au christ ressuscité ». Voilà l’effet du baptême chrétien : dès maintenant nous sommes associés nous vivons en communion avec le Christ mort et le Christ ressuscité.

Saint Paul, qui écrit ça, a fait une expérience existentielle de cette conception de la foi. Vous savez ce qu’il était et ce qu’il est devenu. Avant qu’il soit Paul il s’appelait Saül, il était un grand persécuteur de l’Eglise. Il allait à Damas pour persécuter les chrétiens, et sur le chemin… vous savez la suite de l’histoire…

Saint Paul n’a pas reçu une idée du ciel, un enseignement qui l’a transformé, il a eu une rencontre réelle et profonde avec le Christ Vivant.
« Saül, Saül pourquoi Me persécute-tu ?
– Seigneur, qui est tu ?
– Je suis Jésus le nazaréen. »

Persécuter les disciples de Jésus c’est comme persécuter Jésus lui-même, car Jésus vit au sein de ses disciples, au sein de son Eglise. C’est après cette rencontre réel et profonde que Saül le persécuteur deviendra Paul l’apôtre, l’évangélisateur et le martyr (décapité à Rome vers l’an 65).

Donc c’est très important mes amis de passer d’une notion de la foi sociologique, intellectuelle, et je dirais même dogmatique, à une notion personnelle de la foi. Si ma foi ne me fait pas rencontrer Christ le Vivant, je ne suis pas un chrétien authentique, je porte seulement une étiquette… Chrétien de nom peut être mais ma vie est loin d’être chrétienne. Il est très important de comprendre la foi chrétienne comme une expérience réelle.

On peut citer aussi l’exemple de l’appel des apôtres, si nous nous rappelons l’appel des quatre premiers apôtres : Jésus passait à coté du lac de Tibériade, il voit deux frères, Simon et André, en train de pécher, il les appelle « venez suivez-moi ». Et l’Évangile nous dit qu’ils laissèrent la barque, les filets, les poissons, et ils suivirent Jésus. Plus loin il voit deux autres frères, Jacques et Jean dans la barque avec leur père aussi, « venez suivez-moi », ils quittèrent le père, la barque, les filets, et suivirent Jésus. Ca veut dire qu’avoir la foi c’est suivre Jésus de près, c’est être disciple de Jésus. Celui qui a une foi authentique ne peut pas ne pas suivre Jésus, il est séduit par Jésus, il est passionné par Jésus. Parce qu’il sait que suivre Jésus où cela mène, où cela nous conduit.

Lisons le chapitre 17 de saint Jean, ce qu’on appel la prière sacerdotale de Jésus avant sa mort : « Père très Saint je voudrais que ceux que tu m’as donné (les disciples et tout ceux qui croient en lui), je voudrais qu’ils soient avec moi auprès de toi, qu’ils partagent notre gloire»… Chers amis, nous sommes appelés, en tant que chrétiens, à partager la gloire de notre Dieu, et c’est ça la vie éternelle ! Malheur à celui qui perd cette vie éternelle ! Voir Dieu face à face c’est la vie éternelle, pleine de joie et de bonheur qu’on ne peut pas écrire car cela dépasse la faculté intellectuelle.

La foi c’est aussi une mission.

Nous ne sommes pas chrétiens pour nous même ! Le chrétien qui vit en lui-même perd sa foi et sa vie.

Nous ne sommes pas chrétiens pour nous même : le trésor de la foi qui nous a été donné gratuitement comme signe de l’amour de Dieu, nous n’avons pas le droit de le conserver pour nous-même. C’est un péché, un grand péché ! Si nous le conservons pour nous-même c’est que nous sommes égoïstes, et l’égoïsme est un très grand péché : c’est contre l’amour et Dieu qui est Amour, contre le partage, or Jésus nous a partagé sa vie. C’est pourquoi une foi vivante, féconde, c’est une foi qui est partagé. Plus je partage ma foi et plus ma foi s’enracine en moi, trouve des racines plus profondes en moi, elle porte plus de fruits.

Un chrétien qui ne témoigne pas de sa foi, on peut le comparer à un arbre sans fruits, qui un jour sera un jour coupé et jeté au feu comme dit l’Évangile (Mathieu 7, 19). C’est pourquoi la mission est confiée à tous les chrétiens. Ici aussi je voudrais faire une allusion à une autre fausse conception de l’Eglise qui consiste à croire que la mission de l’Eglise est l’affaire des évêques, prêtres, religieux et religieuses. C’est faux ! Chaque baptisé, laïc, marié, ouvrier, enseignant, élève, petit, grand, garçon, fille,… a reçu une mission dans l’Eglise.

Ce n’est pas pour rien que saint Paul, quand il parle de l’Église, dit : « L’Eglise est le corps mystique du Christ » (Ephésiens 1, 22-23). Et ensuit il dit « notre corps physique est composé de plusieurs membres » et tous ces membres, la tête, les mains, les pieds, les yeux, la langue, etc.… tous ces membres ensembles sont nécessaires pour que le corps physique soit actif, vivant et qu’il puisse travailler. Si un membre est malade tout le corps est malade… Si j’ai mal à la tête je suis au lit… si mon pied est cassé je ne peux marcher…

Que veut dire saint Paul ? Que chaque chrétien, du fait qu’il est baptisé, a reçu le don de la foi et doit se considérer comme membre actif dans le corps mystique du Christ, c’est à dire son Église. Aucun chrétien n’a le droit de dire que la mission de l’Eglise ne l’intéresse pas, il se met alors en dehors de l’église, il se condamne ! C’est pourquoi le don de la foi est un engagement, c’est une responsabilité qui nous invite à assumer notre part dans la mission de l’Eglise.

Je reviens de nouveau à l’Évangile : Jésus nous dit vous êtes la lumière du monde ! (Mathieu 5, 14-16) Il ne dit pas ça seulement aux Douze, mais à tous ceux qui vont recevoir le don de la foi, aux chrétiens de tous les lieux et de tout les temps, nous tous sans distinction. Il n’y a pas de différence entre moi évêque, le père Sabri, prêtre, et chacun de vous… nous sommes tous appelé au nom du baptême chrétien, au nom du don de la foi qui nous a été donné, à faire de notre vie une lumière afin que ceux qui sont privés de cette lumière puisse avoir l’accès à cette lumière qui est le Christ lui-même.

Le don de la foi nous fait UN avec le Christ. Si nous somme la lumière du monde c’est parce que nous vivons avec Lui et Il vit avec nous, c’est Lui la lumière qui brille dans notre vie pour que nous le fassions briller dans la vie des autres. Et Il continu à dire : laissez les gens, les étrangers qui ne sont pas chrétiens, laissez-les voir vos actes, votre manière de vivre, et qu’ils rendent gloire à votre père qui est aux cieux. Les actes des évêques seulement ? Des prêtres seulement ? Non ! Les actes de chaque baptisé.

Chaque baptisé, à cause de sa foi, doit être une cause pour la gloire de Dieu. Quand les gens le voit ils s’émerveillent, ils s’étonnent : pourquoi cette personne n’est-elle pas très attaché à l’argent ? Pourquoi il/elle ne ment pas et ne se tue pas pour gagner de l’argent ? Il est satisfait de ce qu’il a, il a un cœur pur, il garde la beauté de sa vie baptismal, sa pureté, il est un homme qui partage ce qu’il a, il aime les pauvres… La réponse sera : parce qu’il est chrétien ! Il/elle a ce comportement, il/elle vit ainsi parce que c’est un/une chrétien(ne), disciple de Jésus.

Et ça c’est la mission de nous tous. L’Eglise est l’affaire de tous les chrétiens sans distinction.

C’est pourquoi l’histoire de l’Église nous montre qu’il y a beaucoup de laïcs chrétiens qui ont été de vrais missionnaires, de vrais témoins du Christ, ils ont fortifié la foi des laïcs, et certains ont accepté la persécution et le martyr.

Moi j’en connais aujourd’hui quelques-uns, des gens devenus chrétiens, convertis à la foi chrétienne, ont été arrêtés, mis en prison, et il leur a été dit : « si vous reniez votre foi chrétienne nous vous libéreront et nous ne vous tueront pas ». Ils ont dit non : «  nous sommes fières d’être chrétien », ils ont été exécutés… Voilà des martyrs !

Il y a quelques jours en Egypte des musulmans attaquent un village chrétien, ils arrêtent un jeune chrétien de 15 ans, adolescent, ils lui disent de devenir musulman pour avoir la vie sauve, il a refusé et ils l’ont tué. Voilà la présence des laïcs dans l’Église !

C’est pourquoi chers amis, si nous voulons avoir une foi vigoureuse qui est source de joie et de paix pour nous et pour les autres, il ne fait pas se contenter d’une foi superficielle, qui n’a pas de racines réelle dans notre vie, qui n’a pas d’impact sur notre vie, qui ne donne pas des signes visibles sur notre vie.

Jésus dans son Évangile nous parle de l’homme sage et de l’homme insensé (Mathieu 7, 24-27). Il dit : l’homme sage, quand il veut bâtir sa maison, pense à mettre une fondation solide, sur le rocher ; la pluie vient, le vent souffle, la maison est solide et se maintient devant ces dangers naturels. L’insensé veut monter sa maison rapidement et met ses fondations sur le sable, il bâtit vite sa maison en effet, mais au premier vent, à la première pluie, la maison s’écroule.

Celui qui entend la parole et la met en pratique (il ne suffit pas d’entendre la parole de dieu), est comme cet homme sage qui a construit sa vie chrétienne sur le rocher : les tentations du monde, l’argent, les plaisirs de la chair, le pouvoir, les libertés qui méconnaissent malheureusement dans votre pays les valeurs transcendantes, spirituelles, morales, religieuses,… s’il a une foi solide il peut résister à ces tentations diaboliques. Mais une foi qui n’a pas de racines, une foi qui n’est pas animé par la prière, par une vie spirituelle profonde, va s’évanouir devant ces grandes tentations.

D’où un chrétien doit se poser cette question très importante : je prétends avoir la foi, dès mon enfance j’étais chrétien, j’ai grandi dans une famille chrétienne, je fréquente l’église le dimanche ou aux fêtes,… mais est-ce que dans ma vie concrète, au travail, à l’école, à la maison, les loisirs, manifeste, reflète que je suis chrétien ? Est-ce qu’il y a des signes dans ma vie ? Ou bien est-ce un christianisme sans fondements, sans signes extérieurs ?

Quand vous étiez dans vos pays d’origine vous considériez la France comme un pays chrétien. Vous disiez « nous allons dans un pays chrétien » et vous y êtes arrivé en France. Alors je vous le demande : êtes-vous en France dans un pays chrétien ? (réponse de l’assemblée : non) mais cela ne veut pas dire, et c’est important, que dans ce pays, la France, il n’y a pas des chrétiens convaincus, authentiques, témoins. Mais les lois appliquées, la culture qui envahi ce pays, les médias sont animés par un esprit chrétien.

Il y a des lois qui offensent directement Dieu. Et vous êtes exposés à ces mensonges. Par exemple la loi dans ce pays qui permet, malheureusement, à une femme enceinte d’avorter, donc de tuer l’enfant dans son sein… c’est un meurtre ça ! Dieu dit « tu ne tuera point », un des 10 Commandements. La loi dans ce pays permet aux jeunes sans aucun mariage, aucun engagement, aucun projet de vie, aucun mariage civil même, de vivre ensembles… « Tu ne commettras pas d’adultère, que ton cœur soit pur, tu n’aura pas de désirs impurs contre la volonté du Seigneur » (un autre des 10 Commandements).

Dans vos maisons vous avez la télévision avec peut-être mille chaînes, vous avez Internet, Facebook, les portables… que regardez-vous ? (l’assemblée : « … ») La tentation est au cœur de votre famille, le tentateur est avec vous, à la porté de votre main, de vos enfants, de vos jeunes, sans parler de la rue, du dehors, où ils vont ? Dieu seul le sait ! Seule une foi forte peut vaincre ses tentations qui nous assiègent partout.

Je l’ai dit plusieurs fois, dans certains pays il est plus facile de vivre en chrétien : en Turquie, en Irak, en Iran, en Syrie… plutôt qu’en Europe et aux Etats-Unis ! Pourquoi ? Ici chez vous (En Occident) toute la culture, la majorité des médias, des lois, des habitudes, veulent arracher Dieu à l’Homme. Ils veulent dire à l’Homme : « vous pouvez vivre sans Dieu ». Malheureusement.

Dans nos pays en Orient tout nous rappelle Dieu : la valeur de la prière, de la famille, la morale, les valeurs spirituelles… je ne dis pas qu’il n’y a pas de péchés chez nous, non, mais je dis que l’ambiance, la civilisation et la culture est très différente.

Ici aussi nous pouvons vivre en chrétien authentique, si nous avons une foi vraiment solide et qui a des racines profondes dans notre cœur. Et ceci est possible d’abord par la prière. La prière à l’Eglise, puisque nous tous nous formons la grande famille chrétienne, mais ce n’est pas suffisant : il faut aussi la prière à la maison.

Père mères enfants apprenez à prier à la maison ! Au lieu de passer des heures et des heures devant la télévision, devant l’internet, consacrez une demi-heure, trente minutes, avant d’aller au lit, pères mères et enfants, à la prière, à ouvrir l’Évangile et lire quelques versets, et laisser l’Esprit-Saint prier en vous. C’est difficile ca ? Consacrez une demi-heure…

Dieu sait combien d’heures vous passez chaque jour devant la télévision. Et ça ce n’est pas une bonne action, ça porte atteinte à la qualité de votre foi et de votre vie chrétienne. Une famille qui prie aura aussi, sans doute, des problèmes, mais les problèmes ne vont pas conduire à la destruction de la famille. Les époux ne vont pas courir chez le prêtre pour se séparer, ils ne vont pas courir au tribunal civil pour demander le divorce, comme il y en a malheureusement dans la communauté. Pourquoi ? Car quand il n’y a pas la prière ! Un petit problème entre les époux, avec les enfants, peut devenir une montagne. Et c’est difficile de résoudre les problèmes.

La prière nous donne la sagesse et l’intelligence pour affronter nos problèmes d’une manière honnête, sincère, pour conserver notre foyer et l’éloigner des dangers qui peuvent le menacer. Bien-sûr les prêtres doivent accompagner les familles dans cette démarche très importante.

PAROISSE ST THOMAS APÔTRE7-11, rue du Champs Gallois95200 SARCELLES

Tél : 01.39.33.31.64   –   Fax : 01.34.19.74.58   –   www.mission-chaldeenne.org –   paroisse.st.thomas@gmail.com

ANNEE DE LA FOI 2012-2013 – Paroisse St Thomas Apôtre – Bulletin n° 11 – Catéchèses sur “l’Eglise”

ANNEE DE LA FOI 2012-2013

Paroisse Saint Thomas Apôtre

Bulletin d’information n° 11

Dimanche 13 octobre 2013

 

Le pape François nous propose une série de catéchèses sur « l’Église ». Nous abordons dans ce numéro deux d’entre elles : « l’Église comme famille de Dieu » et « l’image du temple »

Chers frères et sœurs,

Je voudrais commencer une série de catéchèses sur le mystère de l’Église, mystère que nous vivons tous et dont nous faisons partie. Je voudrais le faire avec des expressions qui sont bien présentes dans les textes du Concile œcuménique Vatican II.

Au cours des derniers mois, j’ai fait plusieurs fois référence à la parabole du fils prodigue, ou mieux, du père miséricordieux (cf. Lc 15, 11-32). Le plus jeune fils quitte la maison paternelle, dilapide tout et décide de rentrer parce qu’il se rend compte qu’il s’est trompé, mais il ne se considère plus digne d’être un fils et pense pouvoir être accueilli à nouveau comme un serviteur. Son père, au contraire, court à sa rencontre, l’embrasse, lui rend sa dignité de fils et fait la fête. Cette parabole, comme d’autres dans l’Évangile, indique bien le dessein de Dieu sur l’humanité.

Quel est ce projet de Dieu ? C’est de faire de nous tous une unique famille de ses enfants, dans laquelle chacun le sent proche et se sent aimé par Lui, comme dans la parabole de l’Évangile, et sent la chaleur d’être une famille de Dieu. C’est dans ce grand dessein que trouve ses racines l’Église, qui n’est pas une organisation née d’un accord entre certaines personnes, mais — comme nous l’a si souvent rappelé le Pape Benoît XVI — elle est l’œuvre de Dieu, elle naît précisément de ce dessein d’amour qui se réalise progressivement dans l’histoire.

L’Église naît du désir de Dieu d’appeler tous les hommes à la communion avec Lui, à l’amitié avec Lui, et même à participer de sa vie divine comme ses propres enfants.

Le terme « Église » lui-même, du grec ekklesia, signifie « convocation » : Dieu nous convoque, nous pousse à sortir de notre individualisme, de notre tendance à nous renfermer sur nous-mêmes et nous appelle à faire partie de sa famille. Et cet appel trouve son origine dans la création elle-même. Dieu nous a créés afin que nous vivions dans une relation de profonde amitié avec Lui, et même quand le péché a rompu cette relation avec Lui, avec les autres et avec le créé, Dieu ne nous a pas abandonnés. Toute l’histoire du salut est l’histoire de Dieu qui cherche l’homme, lui offre son amour, l’accueille. Il a appelé Abraham à être père d’une multitude


, il a choisi le peuple d’Israël pour sceller une alliance qui embrasse tous les peuples, et il a envoyé, dans la plénitude des temps, son Fils pour que son dessein d’amour et de salut se réalise dans une alliance nouvelle et éternelle avec l’humanité tout entière. Quand nous lisons les Évangiles, nous voyons que Jésus rassemble autour de lui une petite communauté qui accueille sa parole, le suit, partage son chemin, devient sa famille, et avec cette communauté, il prépare et construit son Église.

D’où naît alors l’Église ? Elle naît du geste suprême d’amour de la Croix, du côté ouvert de Jésus d’où sortent le sang et l’eau, symboles des sacrements de l’Eucharistie et du Baptême. Dans la famille de Dieu, dans l’Église, la sève vitale est l’amour de Dieu qui se concrétise dans l’amour pour Lui et pour les autres, tous, sans distinction et sans mesure. L’Église est une famille dans laquelle on aime et on est aimé.

Quand l’Église se manifeste-t-elle ? Elle se manifeste quand le don de l’Esprit Saint remplit le cœur des apôtres et les pousse à sortir et à se mettre en marche pour annoncer l’Évangile, répandre l’amour de Dieu.

Aujourd’hui encore, certains disent : « Le Christ, oui, l’Église, non ». Comme ceux qui disent : « Je crois en Dieu, mais pas dans les prêtres ». Mais c’est précisément l’Église qui nous donne le Christ et qui nous conduit à Dieu ; l’Église est la grande famille des enfants de Dieu. Certes, elle a aussi des aspects humains ; dans ceux qui la composent, pasteurs et fidèles, il y a des défauts, des imperfections, des péchés ; le Pape aussi en a et il en a beaucoup, mais ce qui est beau, c’est que quand nous nous rendons compte que nous sommes pécheurs, nous trouvons la miséricorde de Dieu, qui pardonne toujours. N’oubliez pas cela : Dieu pardonne toujours et il nous accueille dans son amour de pardon et de miséricorde. Certains disent que le péché est une offense à Dieu, mais aussi une occasion d’humiliation pour se rendre compte qu’il y a autre chose de plus beau : la miséricorde de Dieu. Pensons-y.

Demandons-nous aujourd’hui : combien est-ce que j’aime l’Église ? Est-ce que je prie pour elle ? Est-ce que je me sens membre de la famille de l’Église ?

Qu’est-ce que je fais pour qu’elle soit une communauté dans laquelle chacun se sente accueilli et compris, fasse l’expérience de la miséricorde et de l’amour de Dieu qui renouvellent la vie ? La foi est un don et un acte qui nous concerne

Demandons au Seigneur, de manière toute particulière en cette Année de la foi, que nos communautés, toute l’Église, soient toujours plus de vraies familles qui vivent et portent la chaleur de Dieu. Aipersonnellement, mais Dieu nous appelle à vivre notre foi ensemble, comme famille, comme Église.

mez l’Église chers frères et sœurs, elle est l’œuvre de Dieu. Aimez l’Église comme Jésus l’aime, il lui a donné sa vie, il lui communique tout son amour. N’hésitez pas à la défendre ; n’hésitez pas à vous dépenser pour elle, à vous engager à son service, à la rendre plus fraternelle et plus accueillante. Jésus-Christ et l’Église c’est tout un !

Aussi, je voudrais brièvement évoquer une autre de ces images qui nous aident à illustrer le mystère de l’Église : celle du temple (cf. Conc. œcum. Vat. II, Const. dogm. Lumen gentium, n. 6). À quoi nous fait penser le mot temple ? Il nous fait penser à un bâtiment, à une construction. En particulier, l’esprit de beaucoup va à l’histoire du Peuple d’Israël racontée dans l’Ancien Testament. À Jérusalem, le grand Temple de Salomon était le lieu de la rencontre avec Dieu dans la prière ; à l’intérieur du Temple, il y avait l’Arche de l’alliance, signe de la présence de Dieu au milieu du peuple ; et dans l’Arche il y avait les Tables de la Loi, la manne et la verge d’Aron. (…) Voilà, ce qui était préfiguré dans l’antique Temple, est réalisé, par la puissance du Saint-Esprit, dans l’Église : l’Église est la « maison de Dieu », le lieu de sa présence, où nous pouvons trouver et rencontrer le Seigneur ; l’Église est le Temple où habite le Saint-Esprit qui l’anime, la guide et la soutient.

Si nous nous demandons : où pouvons-nous rencontrer Dieu ? Où pouvons-nous entrer en communion avec Lui à travers le Christ ? Où pouvons-nous trouver la lumière du Saint-Esprit qui éclaire notre vie ? La réponse est : dans le peuple de Dieu, parmi nous, qui sommes Église. Là, nous rencontrerons Jésus, le Saint-Esprit et le Père.

 

Vous trouverez régulièrement des informations sur www.mission-chaldeenne.org / www.chaldeaneurope.org / www.facebook.com/st.thomas.apotre

Nota Bene – Merci à www.vaticana.va.

Mission Chaldéenne – Paroisse Saint Thomas Apôtre www.mission-chaldeenne.org
7-11 rue du Champ Gallois  95200 SARCELLES 

Tél. : 01 39 33 31 64 –  Fax : 01.34.19.74.58

Paroisse.st.thomas@gmail.com

ANNEE DE LA FOI 2012-2013 – Paroisse St Thomas Apôtre – Bulletin n° 10 – Les indulgence plénières


ANN
EE D
E LA FOI 2012-2013

Paroisse Saint Thomas Apôtre

Bulletin d’information n° 10
Dimanche 22 septembre  2013

 

Indulgences plénières accordées pendant l’Année de la Foi

A l’occasion de l’Année de la foi, qui a débutée le 11 octobre 2012, le pape émérite Benoît XVI a accordé l’indulgence plénière, jusqu’au 24 novembre 2013, en la Solennité de Notre Seigneur Jésus-Christ le Roi. La Pénitencerie Apostolique* a émis un décret pour enrichir d’«indulgences particulières » une série d’« exercices de piété » à accomplir tout au long de cette période.

Selon la doctrine catholique, le péché est effacé par le sacrement du pardon (confession). Mais ce sacrement n’enlève pas la peine temporelle due au péché, qui se traduit généralement par un temps de purgatoire si elle n’est pas d’abord purgée sur terre par des actes de foi et de charité (actes de réparation). Cette peine temporelle peut être atténuée (partielle) voire effacée (plénière) par l’indulgence.

Le décret précise que tout fidèle pourra acquérir « l’indulgence plénière » des peines attachées à ses péchés, ainsi que tout « vrai » repenti qui, après s’être dûment confessé, aura prié aux intentions du pape. « En vertu du pouvoir conféré par le Christ », explique le décret, tous ceux qui se plieront aux prescriptions particulières de cette indulgence en tireront bénéfice, et les conditions à suivre sont au nombre de quatre :
– assister à au moins trois prédications de mission, ou à trois leçons sur les Actes du concile Vatican II et sur les articles du Catéchisme ;
– prendre part à une cérémonie, se recueillir ou réciter le Notre Père, le Credo, les invocations à la Vierge, aux apôtres ou aux autres saints, à chaque fois qu’on entre en pèlerin dans une basilique papale, une catacombe, une cathédrale ou un sanctuaire désigné par l’ordinaire du lieu ;
– assister à la messe ou aux vêpres, où l’on peut professer sa foi, chaque fois que le dira l’ordinaire du lieu et durant les solennités ;
– renouveler ses promesses de baptême à chaque fois que l’on visite un baptistère.

*Tribunal suprême de l’Eglise catholique pour les questions touchant le for interne (ce qui relève du secret de la conscience et de la responsabilité de chacun).


Aux origines de l’indulgence

Sa pratique, héritée du droit romain, remonte au IIIe siècle. Il s’agit alors de réintégrer dans le giron de l’Église les chrétiens ayant apostasié pendant les persécutions. Au XIIe siècle, elle reçoit une définition juridique dans les décrétales pontificales1 : une distinction est clairement établie entre l’absolution, réservée à Dieu, et l’indulgence, qui permet la réconciliation avec l’Église. Les conciles des Xe et XIe siècle s’efforcent de limiter la part d’appréciation du prêtre en fixant des barèmes généraux. Mais au Moyen Âge, le « cours » de l’indulgence ne cesse de baisser : il faut de moins en moins d’efforts pour obtenir une indulgence de plus en plus large. Dès lors, la pratique des indulgences est donc davantage perçue comme une forme de corruption au cours du XVIe siècle.

Suite à la Réforme luthérienne, l’Église catholique mettra un frein aux abus les plus criants. Ainsi, le pape Léon X, dans sa condamnation de Luther, rappelle la distinction entre rémission de la peine temporelle et rémission du péché à proprement parler. Néanmoins, la pratique de l’indulgence perdure jusqu’à nos jours, encadrée d’abord par la Congrégation des indulgences, créée par Clément VIII (1592-1605) et intégrée à la Curie romaine par Clément IX en 1669 – ses compétences sont transférées depuis 1917 à la Pénitencerie apostolique, qui en a toujours la charge.

La doctrine des indulgences a été rappelée par le concile Vatican II puis la constitution apostolique Indulgentiarum doctrina de Paul VI, reprise dans le Code de droit canonique de 1983 (chapitre IV du titre IV portant sur le sacrement de pénitence). Dans le Catéchisme de l’Eglise Catholique de 1992 (§ 1471–1479), l’Église réaffirme son droit à octroyer les indulgences, « en vertu du pouvoir de lier et de délier qui lui a été accordé par le Christ Jésus » (§ 1478). Elle précise que l’indulgence libère seulement de la « peine temporelle » du péché et non de la « peine éternelle » – c’est-à-dire de la privation de la « vie éternelle », de la communion avec Dieu. Si la pratique est moins courante que par le passé, elle subsiste clairement : ainsi, le Catéchisme recommande toujours, avec l’aumône et les œuvres de pénitence, l’usage des indulgences en faveur des défunts (§ 1032). La principale indulgence est accordée à l’occasion du jubilé, dont elle est l’« un des éléments constitutifs » selon Jean-Paul II (bulle d’indiction Incarnationis mysterium, § 9.1). C’est à l’occasion du jubilé de l’an 2000 que la Pénitencerie apostolique a jugé bon de rappeler les conditions d’acquisition de l’indulgence. Dans tous les cas – indulgence plénière ou partielle -, le fidèle doit être en « état de grâce »2.

En ce qui concerne les indulgences partielles, elles se comptaient traditionnellement en jours, mois ou années. Cette durée ne prétendait pas correspondre à une remise directe (en jours, mois, année) de purgatoire équivalente. Cette durée permettait de canaliser les dévotions populaires, par la plus ou moins grande approbation qu’elle leur dénotait de la part de l’autorité sacrée. Ainsi Pie IX accorda-t-il des indulgences dès 1847 aux prières à Notre-Dame de la Salette, afin de marquer par sa faveur le désir qu’il avait d’une reconnaissance officielle de l’apparition. C’est en 1967, suite au Concile Vatican II, que Paul VI a supprimé la référence à un nombre de jours ou d’années déterminé : désormais on ne parle plus que d’indulgence partielle ou plénière. Les indulgences partielles peuvent être concédées par l’autorité épiscopale, les indulgences plénières étant le fait réservé de la Pénitencerie apostolique.

1 Une décrétale est une lettre par laquelle le pape, en réponse à une demande, édicte une règle en matière disciplinaire ou canonique.
2 Etat de l’âme pardonnée, graciée par Dieu. L’état de grâce se perd par le péché mortel et ne peut être retrouvé que par le sacrement de la réconciliation.


Conditions générales pour obtenir une indulgence plénière

Pour avoir capacité à gagner des indulgences, il faut être baptisé, non excommunié et en état de grâce. Pour qu’un sujet gagne des indulgences, il doit avoir l’intention de les gagner et accomplir les œuvres prescrites (voir première page). L’indulgence plénière ne peut être acquise qu’une seule fois par jour.
* Recevoir le sacrement de pénitence.
* Participer à la messe en recevant la sainte communion.
* Prier aux intentions du Saint-Père
* Suivre les dispositions de son diocèse pour l’obtention des indulgences.

Dans le Diocèse de Paris, les dispositions du Pape s’appliquent comme suit :
* Chaque fois qu’ils accompliront un pèlerinage à la cathédrale Notre-Dame de Paris, à la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, à la basilique Notre-Dame-des-Victoires, à la basilique Notre-Dame du Perpétuel-Secours, à l’église Saint-Etienne-du-Mont, à l’église Saint-Marcel, à l’église Saint-Denys-de-la-Chapelle ou à la chapelle Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse, en participant à un office liturgique ou à un exercice de piété se concluant par la récitation du Notre Père et de la Profession de foi.
* Chaque fois que les fidèles participeront à au moins trois temps d’enseignement sur le Concile Vatican II ou sur le Catéchisme de l’Église Catholique.
* un jour librement choisi par les fidèles, sur le lieu de leur baptême, où ils renouvelleront leurs promesses baptismales.
* Le 24 novembre 2013, en la solennité de Jésus Christ Roi de l’univers, qui conclura l’Année de la foi, en recevant la Bénédiction papale qui conclura la messe que le Cardinal André Vingt-Trois célèbrera à Notre-Dame de Paris.
Lorsque je commets un péché, seul le pardon de Dieu vient restaurer la relation avec Lui et avec mes frères. C’est le fruit du sacrement de réconciliation. Pour autant, je ne peux pas toujours réparer le mal commis, je devrai donc un jour m’acquitter de cette peine temporelle due au péché. C’est le sens du purgatoire, comme ultime purification passive.
En faisant une démarche de foi, dans des conditions particulières et en des lieux déterminés, je bénéficie, dans la communion des Saints, de la remise de cette peine.

Quelques actes auxquels est attachée une indulgence plénière :
–    réciter le chapelet dans une église seul ou à plusieurs.
–    adorer le Saint-Sacrement pendant une demi-heure au moins.
–    une demi-heure de lecture de la Bible.
–    recevoir la bénédiction papale urbi et orbi, à Pâques, à Noël, ou lors de l’élection d’un nouveau pape, même par des moyens audiovisuels.
–    participer (dans un esprit de pèlerinage) aux Journées Mondiales de la Jeunesse.

 

Le don des indulgences aux JMJ 2013 de Rio

La Journée mondiale de la jeunesse de Rio de Janeiro (22-29 juillet 2013) a été l’occasion pour les jeunes, dont les 104 pèlerins de la paroisse chaldéenne St Thomas Apôtre de Sarcelles, de remporter une victoire contre le mal, à commencer par eux-mêmes : ils ont pu recevoir “l’indulgence plénière” (aux 4 conditions principales prévues par l’Eglise – voir en 1ère page). Autrement dit, ils ont pu repartir renouvelés dans les promesses de leur baptême, leur robe de baptême comme neuve. Les “conditions” mises à l’indulgence sont cette réponse et cette participation active de la liberté à la libération proposée par Dieu. Une porte d’entrée dans la victoire du Christ sur le mal. La sainteté et la guérison sont en effet les fruits de l’indulgence, qui permet aux baptisés de puiser aux mérites infinis du Christ, Rédempteur de l’homme, moyennant le renoncement au mal.

Le Grand pénitencier, le cardinal Monteiro de Castro, indique dans un décret du 24 juin, publié le 9 juillet par le Saint-Siège, que le pape François accorde « le don des Indulgences » aux « jeunes et à tous les fidèles bien préparés », afin qu’ils puissent, « en union avec les objectifs spirituels de l’Année de la foi proclamée par le pape Benoît XVI, obtenir les fruits espérés de sanctification ».

A l’indulgence plénière accordée aux jeunes qui participeront aux rendez-vous de prière et aux sacrements à l’occasion de la JMJ, s’ajoute l’indulgence plénière accordée aux catholiques participant spirituellement aux célébrations par la télévision, la radio, ou les nouveaux moyens de communication sociale.

Mgr Krzysztof Nykiel, régent de la pénitencerie, souligne que « le pape a exhorté à plusieurs reprises à retourner au Seigneur, à ne pas avoir peur de demander son pardon, à fuir la tentation et tout attachement au mal et au péché et à trouver refuge dans son amour miséricordieux ». La mission de l’Église est en effet « d’annoncer au monde l’amour miséricordieux de Dieu, en Jésus-Christ » et « l’indulgence est la manifestation concrète de la miséricorde de Dieu » : « Le don des indulgences s’inscrit dans cette mission d’annoncer le salut au monde. »

Aujourd’hui, les jeunes « sont très exposés à toutes sortes de tentations (argent facile, drogue, sexe, etc), ils ont besoin de connaître le pouvoir destructeur du péché pour faire ensuite le choix de s’en détacher totalement et de s’ouvrir à la puissance bénéfique et salutaire de la miséricorde du Père », constate Mgr Nykiel. « La JMJ peut être pour eux une occasion de redécouvrir l’importance salvifique (vivifiante) du sacrement de la pénitence. Il ne faut pas oublier que, en plus de remettre les péchés, ce sacrement a une grande puissance thérapeutique de guérison et peut donc aider énormément les jeunes à répondre avec un plus grand élan à leur appel personnel et universel à la sainteté… C’est le message de l’Église aux jeunes catholiques – qui y ont participé – « Allez évangéliser avec vos dons personnels ! Allez témoigner de la joie de la rencontre avec le Christ ressuscité ! Allez et soyez les messagers de la miséricorde de Dieu qui est toujours plus grande que le mal et que le péché du monde » », conclut-t’il.

Vous trouverez régulièrement des informations sur www.mission-chaldeenne.org / www.chaldeaneurope.org / www.facebook.com/st.thomas.apotre 

Nota Bene – Merci à Zenit.org, et VIS (Vatican Information Services).

Mission Chaldéenne – Paroisse S Thomas Apôtre www.mission-chaldeenne.org / Paroisse.st.thomas@gmail.com
7-11 rue du Champ Gallois  95200 SARCELLES Tél. : 01 39 33 31 64 –  Fax : 01.34.19.74.58

 

Michigan SEO