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ANNEE DE LA FOI 2012-2013 – Paroisse St Thomas Apôtre – Bulletin n° 14 – Catéchèses sur “l’Eglise” (fin)

Sans titre

ANNEE DE LA FOI 2012-2013
Paroisse Saint Thomas Apôtre

Bulletin d’information n° 14
Dimanche 3 novembre 2013

 

 

Continuons les catéchèses du pape François sur le thème de « l’Eglise »
qui est « Une », « Sainte » et « Catholique »

 

Chers frères et sœurs,

Dans le « Credo », nous disons « Je crois en l’Église une », c’est-à-dire que nous professons que l’Église est unique et cette Église est en soi unité. L’Église catholique dans le monde comprend presque 3000 diocèses présents sur tous les continents : tant de langues, tant de cultures ! L’Église est présente dans le monde entier ! Et pourtant, les milliers de communautés catholiques forment une unité. Comment est-ce possible ? Nous trouvons une réponse synthétique dans le Catéchisme de l’Église catholique, qui affirme : L’Église catholique présente dans le monde « a une seule foi, une seule vie sacramentelle, une seule succession apostolique, une espérance commune et la même charité » (n. 161). C’est une belle définition, claire qui nous oriente bien. Unité dans la foi, dans l’espérance, dans la charité, unité dans les sacrements, dans le ministère. Ce sont comme des piliers qui soutiennent et maintiennent l’unique grand édifice de l’Église. L’Église est une pour tous. Je pense, par exemple, à l’expérience de la Journée mondiale de la jeunesse à Rio de Janeiro : dans cette foule infinie de jeunes sur la plage de Copacabana, on entendait parler tant de langues, on voyait tant de traits de visage très différents entre eux, on rencontrait des cultures différentes, et pourtant il y avait une profonde unité, il se formait une unique Église, on était unis et on le sentait.

Lorsque j’entends que de nombreux chrétiens dans le monde souffrent, sont persécutés et donnent aussi leur vie pour leur foi, suis-je indifférent ou est-ce comme si l’un des membres de ma famille souffrait ? Prions-nous les uns pour les autres ? Combien de vous prient pour les chrétiens qui sont persécutés ? Notre monde a besoin d’unité, c’est une époque où nous avons tous besoin d’unité, nous avons besoin de réconciliation, de communion et l’Église est la Maison de la communion. Saint Paul disait aux chrétiens d’Éphèse : « Je vous exhorte donc, moi le prisonnier dans le Seigneur, à mener une vie digne de l’appel que vous avez reçu : en toute humilité, douceur et patience, supportez-vous les uns les autres avec charité ; appliquez-vous à conserver l’unité de l’Esprit par ce lien qu’est la paix » (4, 1-3). Humilité, douceur, patience, amour pour conserver l’unité ! Telles sont les routes, les véritables routes de l’Église.

Et Paul poursuivait : un seul corps, celui du Christ que nous recevons dans l’Eucharistie ; un seul Esprit, le Saint-Esprit qui anime et recrée sans cesse l’Église ; une seule espérance, la vie éternelle ; une seule foi, un seul Baptême, un seul Dieu, Père de tous (cf. vv. 4-6). Que chacun se demande aujourd’hui : est-ce que je fais croître l’unité dans la famille, dans la paroisse, dans la communauté, ou est-ce que je suis un bavard, une bavarde ? Est-ce que je suis un motif de division, de malaise ? Vous ne savez pas le mal que font à l’Église, aux paroisses, aux communautés, les commérages ! Ils font mal ! Les commérages blessent. Notre unité n’est pas avant tout le fruit de notre assentiment ou de la démocratie dans l’Église, ou de notre effort pour nous entendre, mais elle vient de Lui qui fait l’unité dans la diversité, car le Saint-Esprit est harmonie, il crée toujours l’harmonie dans l’Église. Il est une unité harmonique dans une aussi grande diversité de cultures, de langues et de pensée. C’est le Saint-Esprit qui est le moteur. C’est pourquoi la prière est importante, elle qui est l’âme de notre engagement d’hommes et de femmes de communion, d’unité. La prière à l’Esprit Saint, afin qu’il vienne et qu’il fasse l’unité dans l’Église.

Après avoir professé : « Je crois en l’Église une », nous ajoutons l’adjectif : « sainte » ; c’est-à-dire que nous affirmons la sainteté de l’Église. Dans la Lettre de saint Paul aux chrétiens d’Éphèse, l’apôtre affirme que « le Christ a aimé l’Église : il s’est livré pour elle, afin de la sanctifier » (5, 25-26). Le Christ a aimé l’Église en se donnant tout entier sur la croix. Et cela signifie que l’Église est sainte parce qu’elle procède de Dieu qui est saint, lui est fidèle et il ne l’abandonne pas au pouvoir de la mort et du mal (cf. Mt 16, 18). Elle est sainte parce que Jésus Christ, le Saint de Dieu (cf. Mc 1, 24), est uni de façon indissoluble à elle (cf. Mt 28, 20) ; elle est sainte parce qu’elle est guidée par l’Esprit Saint qui purifie, transforme, renouvelle. Ce n’est pas nous qui la rendons sainte. C’est Dieu, l’Esprit-Saint, qui dans son amour rend l’Église sainte.

Il y a eu dans l’histoire la tentation de certains qui affirmaient : l’Église est seulement l’Église des purs, de ceux qui sont entièrement cohérents, et les autres doivent être éloignés. Cela n’est pas vrai ! Cela est une hérésie ! L’Église, qui est sainte, ne refuse pas les pécheurs ; nous tous, elle ne nous refuse pas. Elle ne refuse pas car elle appelle tous, elle les accueille, elle est ouverte également à ceux qui sont le plus éloignés, elle appelle chacun à se laisser entourer par la miséricorde, par la tendresse et par le pardon du Père, qui offre à tous la possibilité de le rencontrer, de marcher vers la sainteté.

Dans l’Église, le Dieu que nous rencontrons n’est pas un juge impitoyable, mais il est comme le Père de la parabole évangélique. Il peut être comme le fils qui a quitté la maison, qui a touché le fond de l’éloignement de Dieu. Lorsque tu as la force de dire : je veux rentrer à la maison, tu trouveras la porte ouverte, Dieu vient à ta rencontre parce qu’il t’attend toujours, Dieu t’attend toujours, Dieu t’embrasse, il t’embrasse, et se réjouit. Ainsi est le Seigneur, ainsi est la tendresse de notre Père céleste.

Le Seigneur veut que nous fassions partie d’une Église qui sait ouvrir ses bras pour accueillir tous, qui n’est pas la maison de quelques-uns, mais la maison de tous, où tous puissent être renouvelés, transformés, sanctifiés par son amour, les plus forts et les plus faibles, les pécheurs, les indifférents, ceux qui se sentent découragés et perdus. L’Église offre à tous la possibilité de parcourir la voie de la sainteté, qui est la voie du chrétien. Elle nous fait rencontrer Jésus Christ dans les Sacrements, en particulier dans la confession et dans l’Eucharistie. Elle nous communique la Parole de Dieu, elle nous fait vivre dans la charité, dans l’amour de Dieu envers tous. Que puis-je faire, moi qui me sens faible, fragile, pécheur ? Dieu te dit : n’aie pas peur de la sainteté, n’aie pas peur de viser haut, de te laisser aimer et purifier par Dieu, n’aie pas peur de te laisser guider par l’Esprit-Saint. Laissons-nous toucher par la sainteté de Dieu. Chaque chrétien est appelé à la sainteté (cf. Const. dogm.Lumen gentium, nn. 39-42), et la sainteté ne consiste pas avant tout à faire des choses extraordinaires, mais à laisser agir Dieu. C’est la rencontre de notre faiblesse avec la force de sa grâce, c’est avoir confiance dans son action qui nous permet de vivre dans la charité, de tout faire avec joie et humilité, pour la gloire de Dieu et au service du prochain. Ne perdons pas l’espérance dans la sainteté, parcourons tous cette voie. Le Seigneur nous attend tous, les bras ouverts ; il nous attend pour nous accompagner sur cette voie de la sainteté. Vivons avec joie notre foi, laissons-nous aimer par le Seigneur… Demandons ce don à Dieu dans la prière, pour nous et pour les autres.

« Je crois en l’Église une, sainte, catholique… ». Catholique dérive du grec « kath’olòn », qui veut dire « selon le tout », la totalité. L’Église est catholique parce que c’est l’espace, la maison dans laquelle est annoncée la foi tout entière, dans laquelle le salut que nous a apporté le Christ est offert à tous. On ne peut croître seuls, on ne peut marcher seuls, en s’isolant, mais on marche et on croît dans une communauté, dans une famille. Et il en est ainsi dans l’Église ! Dans l’Église, nous pouvons écouter la Parole de Dieu, rencontrer le Seigneur dans les Sacrements, nous apprenons à vivre la communion, l’amour qui vient de Dieu. L’Église est catholique parce qu’elle est universelle, elle est présente dans chaque partie du monde et annonce l’Évangile à chaque homme et chaque femme. L’Église n’est pas un groupe d’élite, elle ne concerne pas seulement quelques personnes. Annoncer et témoigner la foi n’est pas l’affaire de quelques-uns, mais concerne également moi, toi, chacun de nous ! L’Église est comme un grand orchestre dans lequel il existe une grande variété. Nous sommes tous divers, différents, chacun avec ses qualités. Voilà ce qui est beau dans l’Église : chacun apporte ce qui lui appartient, ce que Dieu lui a donné, pour enrichir les autres. Et entre les membres il existe cette différence, mais c’est une différence qui n’entre pas en conflit, qui ne s’oppose pas ; c’est une variété qui se laisse fondre en harmonie par l’Esprit-Saint. Et ici nous nous demandons : dans nos communautés vivons-nous l’harmonie ou nous disputons-nous entre nous ? S’il y a des commérages il n’y a pas d’harmonie, mais une lutte. Et cela n’est pas l’Église. L’Église est l’harmonie de tous : il ne faut jamais commérer l’un contre l’autre, jamais se disputer ! Acceptons-nous que celui-ci pense d’une manière ou d’une autre – dans la même foi on peut penser différemment – ou tendons-nous à tout uniformiser ? Mais l’uniformité tue la vie. La vie de l’Église est diversité, et quand nous voulons plaquer cette uniformité sur tous, nous tuons les dons du Saint-Esprit.

Prions le Saint-Esprit, qui est précisément l’auteur de cette unité dans la diversité, de cette harmonie, pour qu’elle nous rende toujours plus « catholiques », c’est-à-dire membres de cette Église qui est catholique et universelle ! Priez afin que la lumière du Christ arrive dans tous les cœurs et en tout lieu, jusqu’aux extrémités de la terre. N’ayez pas peur de prier l’Esprit-Saint, afin qu’il fasse de chacun un homme et une femme de communion, toujours prêt à annoncer avec joie, à tous et partout, l’Évangile du Salut ! Que la bénédiction du Seigneur soit toujours avec vous !

 

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ANNEE DE LA FOI 2012-2013 – Paroisse St Thomas Apôtre – Bulletin n° 13 – Catéchèses sur “l’Eglise” (suite 2)

Sans titre


ANNEE DE LA FOI 2012-2013
Paroisse Saint Thomas Apôtre

Bulletin d’information n° 13
Dimanche 27 octobre 2013

 

 

Suite des catéchèses du pape François sur le thème de « l’Eglise »
qui est « Peuple de Dieu » et « Corps du Christ

 

Chers frères et sœurs,

Le Concile Vatican II a défini l’Église, celui de « Peuple de Dieu » (cf. Const. dogm. Lumen gentium, n. 9 ; Catéchisme de l’Église catholique, n. 782).

Que veut dire être « Peuple de Dieu » ? Tout d’abord cela veut dire que Dieu n’appartient pas de manière propre à aucun peuple ; parce que c’est Lui qui nous appelle, nous convoque, nous invite à faire partie de son peuple, et cette invitation est adressée à tous, sans distinction, parce que la miséricorde de Dieu « veut que tous les hommes soient sauvés » (1Tm2, 4). Jésus ne dit pas aux apôtres ni à nous de former un groupe exclusif, un groupe d’élite. Jésus dit : allez et faites de tous les peuples des disciples (cf. Mt 28, 19).

Comment devient-on membre de ce peuple ? Ce n’est pas à travers la naissance physique, mais à travers une nouvelle naissance (cf. Jn 3, 3-5). C’est à travers le Baptême que nous sommes introduits dans ce peuple, à travers la foi dans le Christ, don de Dieu qui doit être nourri et qu’il faut faire croître toute notre vie.

Quelle est la loi du Peuple de Dieu ? C’est la loi de l’amour, amour pour Dieu et amour pour le prochain selon le commandement nouveau que nous a laissé le Seigneur (cf. Jn 13, 34). Comme il est beau de s’aimer les uns les autres comme de vrais frères. Comme c’est beau ! Faisons une chose aujourd’hui. Tous nous avons sans doute des sympathies et des antipathies ; peut-être beaucoup d’entre nous sont un peu en colère contre quelqu’un ; alors disons au Seigneur : Seigneur je suis en colère contre celui-ci ou contre celle-là ; je prie pour lui ou pour elle. Prier pour ceux contre qui nous sommes en colère est un beau pas en avant dans cette loi de l’amour. Faisons-le aujourd’hui !

Quelle mission a ce peuple ? Celle d’apporter dans le monde l’espérance et le salut de Dieu : être le signe de l’amour de Dieu qui appelle tous à l’amitié avec Lui ; être le levain qui fait fermenter toute la pâte, le sel qui donne du goût et qui préserve de la corruption, être une lumière qui illumine.

Autour de nous, il suffit d’ouvrir un journal – je l’ai dit – nous voyons que la présence du mal existe, le Diable agit. Mais je voudrais dire à voix haute : Dieu est plus fort ! Croyez-vous cela : que Dieu est plus fort ? Et savez-vous pourquoi il est plus fort ? Parce qu’Il est le Seigneur, l’unique Seigneur. Et je voudrais ajouter que la réalité parfois sombre, marquée par le mal, peut changer si, les premiers, nous apportons la lumière de l’Évangile en particulier à travers notre vie. Faisons en sorte que notre vie soit une lumière du Christ ; nous apporterons ensemble la lumière de l’Évangile à la réalité tout entière.

Chers frères et sœurs, être Église, être Peuple de Dieu, selon le grand dessein d’amour du Père, cela signifie être le ferment de Dieu dans notre humanité, cela signifie annoncer et apporter le salut de Dieu dans notre monde, qui est souvent égaré, qui a besoin d’avoir des réponses qui encouragent, qui donnent de l’espérance, qui donnent une nouvelle vigueur sur le chemin.

Je m’arrête sur une autre expression par laquelle le Concile Vatican II indique la nature de l’Église : celle du corps ; le Concile dit que l’Église est le « Corps du Christ » (cf. Lumen gentium, n. 7).

Lorsque Jésus est monté au ciel, il ne nous a pas laissés orphelins, mais avec le don du Saint-Esprit, l’union avec Lui est devenue encore plus intense. Le Concile Vatican II affirme que Jésus « en communiquant son Esprit à ses frères, qu’il rassemblait de toutes les nations, les a constitués, mystiquement, comme son corps » (Const. Dogmatique Lumen gentium, n. 7).

L’image du corps nous aide à comprendre ce lien profond entre l’Église et le Christ, que saint Paul a développé de façon particulière dans la Première Lettre aux Corinthiens (cf. chap. 12). Avant tout, le corps nous rappelle à une réalité vivante. L’Église n’est pas une association d’assistance, culturelle ou politique, mais elle est un corps vivant, qui marche et agit dans l’histoire. Et ce corps a une tête, Jésus, qui le guide, le nourrit et le soutient.

C’est un point que je voudrais souligner : si l’on sépare la tête du reste du corps, la personne tout entière ne peut survivre. Il en est de même dans l’Église : nous devons demeurer liés de façon toujours plus intense à Jésus. Mais pas seulement cela : de même que dans un corps, il est important que circule la sève vitale afin qu’il vive, ainsi, nous devons permettre que Jésus agisse en nous, que sa Parole nous guide, que sa présence eucharistique nous nourrisse, nous anime, que son amour nous donne la force d’aimer notre prochain. Et cela toujours ! Toujours, toujours ! Chers frères et sœurs, demeurons unis à Jésus, ayons confiance en Lui, orientons notre vie selon son Évangile, nourrissons-nous de la prière quotidienne, de l’écoute de la Parole de Dieu, de la participation aux Sacrements.

Saint Paul affirme que de même que les membres du Corps humain, bien que différents et nombreux, forment un seul corps, ainsi, nous tous avons été baptisés à travers un seul Esprit dans un seul corps (cf. 1 Co 12, 12-13). Dans l’Église, il y a donc une variété, une diversité de devoirs et de fonctions ; il n’y a pas une plate uniformité, mais une richesse de dons que distribue le Saint-Esprit. Il y a la communion et l’unité : tous sont en relation les uns avec les autres et tous contribuent à former un unique corps vital, profondément lié au Christ.

Rappelons-nous le bien : faire partie de l’Église signifie être unis au Christ et recevoir de Lui la vie divine qui nous fait vivre comme des chrétiens, cela signifie demeurer unis au Pape et aux évêques qui sont des instruments d’unité et de communion, et cela signifie également apprendre à surmonter les personnalismes et les divisions, à mieux se comprendre, à harmoniser les diversités et les richesses de chacun ; en un mot, à aimer davantage Dieu et les personnes qui sont proches de nous, dans la famille, la paroisse, dans les associations. Corps et membres pour vivre doivent être unis ! L’unité est supérieure aux conflits, toujours !

Le conflit peut nous aider à croître, mais il peut aussi nous diviser. N’allons pas sur le chemin des divisions, de la lutte entre nous ! Tous unis avec nos différences, mais unis, toujours : tel est le chemin de Jésus.

L’unité est supérieure aux conflits. L’unité est une grâce que nous devons demander au Seigneur afin qu’il nous libère des tentations de la division, des combats qui nous opposent, des égoïsmes, des commérages. Combien de mal font les commérages, combien de mal ! Il ne faut jamais faire de commérages sur les autres, jamais ! Combien de dégâts provoquent dans l’Église les divisions entre les chrétiens, les positions partisanes, les intérêts mesquins !

Les divisions entre nous, mais également les divisions entre les communautés : chrétiens évangéliques, orthodoxes, catholiques, mais pourquoi divisés ? Recherchez l’unité, l’unité qui fait l’Église. L’unité vient de Jésus Christ. Il nous envoie le Saint-Esprit pour faire l’unité.

Chers frères et sœurs, demandons à Dieu : aide-nous à être des membres du Corps de l’Église toujours profondément unis au Christ ; aide-nous à ne pas faire souffrir le Corps de l’Église avec nos conflits, nos divisions, nos égoïsmes ; aide-nous à être des membres vivants liés les uns aux autres par une unique force, celle de l’amour, que le Saint-Esprit déverse dans nos cœurs (cf. Rm 5, 5). Devenons chaque jour plus unis à Jésus. Que l’Esprit de communion soit toujours le plus fort !

 

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ANNEE DE LA FOI 2012-2013 – Paroisse St Thomas Apôtre – Bulletin n° 12 – Catéchèses sur “l’Eglise” (suite 1)

 


 


ANNEE DE LA FOI 2012-2013
Paroisse Saint Thomas Apôtre

Bulletin d’information n° 12
Dimanche 20 octobre 2013

Nous vous proposons cette semaine de poursuivre la série des catéchèses du pape François sur le thème de « l’Eglise » : « l’Église mère »

Chers frères et sœurs,  

Nous reprenons aujourd’hui les catéchèses sur l’Église en cette « Année de la foi ». Parmi les images que le Concile Vatican II a choisies pour nous faire mieux comprendre la nature de l’Église, se trouve celle de la « mère » : l’Église est notre mère dans la foi, dans la vie surnaturelle (cf. Const. dogm. Lumen gentium, 6.14.15.41.42). C’est une des images les plus usitées par les Pères de l’Église dans les premiers siècles et je pense qu’elle peut être utile pour nous aussi. Selon moi, c’est l’une des plus belles images de l’Église : l’Église mère !

Dans quel sens et de quelle manière l’Église est-elle mère ? Partons de la réalité humaine de la maternité : que fait une maman ? D’abord une maman donne la vie, elle porte dans son sein pendant neuf mois son enfant puis elle l’ouvre à la vie, en l’engendrant. L’Église est ainsi : elle engendre dans la foi, par l’œuvre du Saint-Esprit qui la rend féconde, comme la Vierge Marie. L’Église et la Vierge Marie sont des mamans, toutes les deux ; ce que l’on dit de l’Église peut être dit aussi de la Vierge et ce que l’on dit de la Vierge peut être dit aussi de l’Église !

Bien sûr, la foi est un acte personnel : « je crois », moi personnellement, je réponds à Dieu qui se fait connaître et veut être ami avec moi (cf. Enc. Lumen fidei, n. 39). Mais la foi, je la reçois des autres, dans une famille, dans une communauté qui m’enseigne à dire « je crois », « nous croyons ». Un chrétien n’est pas une île ! Nous ne devenons pas chrétiens en laboratoire, nous ne devenons pas chrétiens tout seuls et avec notre force, mais la foi est un cadeau, c’est un don de Dieu qui nous est donné dans l’Église et à travers l’Église. Et l’Église nous donne la vie de foi dans le Baptême : c’est le moment où elle nous fait naître comme enfants de Dieu, le moment où elle nous donne la vie de Dieu, nous engendre comme une mère. Si vous allez au baptistère de Saint-Jean-de-Latran, dans la cathédrale du Pape, à l’intérieur, il y a une inscription latine qui dit plus ou moins cela : « Ici naît un peuple de lignée divine, engendré par le Saint-Esprit qui féconde ces eaux ; la Mère Église accouche ses enfants dans ces vagues ». Cela nous fait comprendre une chose importante : le fait pour nous de faire partie de l’Église n’est pas un fait extérieur et formel, ce n’est pas remplir un formulaire qu’on nous donne, mais c’est un acte intérieur et vital ; l’on n’appartient pas à l’Église comme on appartient à une société, à un parti ou à quelque organisation que ce soit. Le lien est vital, comme celui que l’on a avec sa propre mère, parce que, comme l’affirme saint Augustin, « l’Église est réellement mère des chrétiens » (De moribus Ecclesiae, i, 30, 62-63: pl 32, 1336).

Demandons-nous : comment est-ce que je vois l’Église ? Si je suis aussi reconnaissant à mes parents parce qu’ils m’ont donné la vie, suis-je reconnaissant à l’Église parce qu’elle m’a engendré dans la foi à travers le baptême ? Combien de chrétiens se rappellent-ils de la date de leur baptême ? Je voudrais poser cette question ici à vous, mais que chacun réponde avec le cœur : combien d’entre vous se souviennent-ils de la date de leur baptême ? Quelques-uns lèvent la main, mais combien ne s’en rappellent pas ! Pourtant, la date du Baptême est la date de notre naissance à l’Église, la date à laquelle notre mère l’Église nous a accouchés ! Et à présent, je vous laisse un devoir à faire à la maison. Quand vous rentrerez chez vous aujourd’hui, allez chercher quelle est la date de votre Baptême, et cela pour la fêter, pour rendre grâce au Seigneur de ce don. Le ferez-vous ? Aimons-nous l’Église comme on aime sa propre mère, en sachant aussi comprendre ses défauts ? Toutes les mères ont des défauts, nous avons tous des défauts, mais quand on parle des défauts de notre mère, nous les excusons, nous les aimons ainsi. L’Église a elle aussi ses défauts : l’aimons-nous comme une mère, l’aidons-nous à être plus belle, plus authentique, plus selon le Seigneur ? Je vous laisse ces questions, mais n’oubliez pas vos devoirs : chercher la date de votre baptême pour l’avoir dans le cœur et la fêter.

Une maman ne se limite pas à donner la vie, mais elle aide avec un grand soin ses enfants à grandir, elle les allaite, elle les nourrit, elle leur enseigne le chemin de la vie, elle les accompagne toujours de ses attentions, de son affection, de son amour, même quand ils sont grands. Et en cela, elle sait aussi corriger, pardonner, comprendre, elle sait être proche dans la maladie, dans la souffrance. En un mot, une bonne mère aide ses enfants à sortir d’eux-mêmes, à ne pas rester confortablement sous les ailes maternelles, comme une couvée de poussins se trouve sous les ailes d’une poule couveuse. L’Église, comme une bonne mère, fait la même chose : elle accompagne notre croissance en transmettant la Parole de Dieu, qui est une lumière qui nous indique le chemin de la vie chrétienne, en administrant les sacrements. Elle nous nourrit avec l’Eucharistie, elle nous apporte le pardon de Dieu à travers le sacrement de la pénitence, elle nous soutient au moment de la maladie avec l’Onction des malades. L’Église nous accompagne pendant toute notre vie de foi, pendant toute notre vie chrétienne. Nous pouvons alors nous poser d’autres questions : quel rapport ai-je avec l’Église ? Est-ce que je la sens comme une mère qui m’aide à grandir en chrétien ? Est-ce que je participe à la vie de l’Église, est-ce que je me sens une partie d’elle ? Ma relation est-elle une relation formelle ou bien vitale ?

Une troisième brève pensée. Au cours des premiers siècles de l’Église, une réalité était bien claire : l’Église, alors qu’elle est mère des chrétiens, alors qu’elle « fait » les chrétiens, est aussi « faite » par eux. L’Église n’est pas quelque chose de différent de nous-mêmes, mais elle doit être vue comme la totalité des croyants, comme le « nous » des chrétiens : moi, toi, tous, nous faisons partie de l’Église. Saint Jérôme écrivait : « L’Église du Christ n’est pas autre chose que les âmes de ceux qui croient en Christ » (Tract. Ps 86 : pl 26, 1084). Alors, nous vivons tous la maternité de l’Église, pasteurs et fidèles. Parfois, j’entends : « Je crois en Dieu mais pas dans l’Église… J’ai entendu que l’Église dit… les prêtres disent… ». Les prêtres sont une chose, mais l’Église n’est pas formée seulement par des prêtres, nous sommes tous l’Église ! Et si tu dis que tu crois en Dieu et que tu ne crois pas dans l’Église, tu es en train de dire que tu ne crois pas en toi-même, et cela est une contradiction. Nous sommes tous l’Église : de l’enfant récemment baptisé jusqu’aux évêques, au Pape. Nous sommes tous l’Église et nous sommes tous égaux aux yeux de Dieu ! Nous sommes tous appelés à collaborer à la naissance à la foi de nouveaux chrétiens, nous sommes tous appelés à être des éducateurs dans la foi, à annoncer l’Évangile. Que chacun de nous se demande : qu’est-ce que je fais personnellement pour que les autres puissent partager la foi chrétienne ? Suis-je fécond dans ma foi ou suis-je fermé ? Cette image de l’Église comme mère nous dit non seulement comment est l’Église, mais aussi quel visage devrait avoir toujours davantage l’Église, notre mère l’Église.

Je me demande: que fait une maman ? Tout d’abord, elle enseigne à marcher dans la vie, elle enseigne à aller droit dans la vie, elle sait comment orienter ses enfants, elle tente toujours d’indiquer la bonne route dans la vie pour grandir et devenir adultes. Et elle le fait avec tendresse, avec affection, avec amour, toujours, même quand elle essaie de redresser notre chemin parce que nous nous écartons un peu du chemin de notre vie ou que nous prenons des routes qui conduisent vers un ravin. Une maman sait ce qui est important pour qu’un fils marche bien dans la vie, et elle ne l’a pas appris dans les livres, mais elle l’a appris de son propre cœur. L’université des mamans est leur cœur ! C’est là qu’elles apprennent comment faire avancer leurs enfants. L’Église fait la même chose : elle oriente notre vie, elle nous dispense des enseignements pour marcher droit. Pensons aux dix Commandements : ils nous indiquent la route à parcourir pour mûrir, pour avoir des points de référence dans notre manière de nous comporter. Et ils sont le fruit de la tendresse, de l’amour même de Dieu, qui nous les a donnés. Ils concernent notre façon de nous comporter envers Dieu, envers nous-mêmes et envers les autres, exactement ce que nous enseigne une maman pour bien vivre. Une maman n’enseigne jamais ce qui est mal, elle ne veut que le bien de ses enfants, et ainsi fait l’Église.

Une maman sait aussi demander, frapper à chaque porte pour ses enfants, sans calcul, elle le fait avec amour. Et je pense à la manière dont les mamans savent frapper également et surtout à la porte du cœur de Dieu ! Les mamans prient tant pour leurs enfants, en particulier pour les plus vulnérables, pour ceux qui en ont le plus besoin, pour ceux qui dans la vie ont emprunté des voies dangereuses ou mauvaises. Et l’Église fait la même chose : elle place entre les mains du Seigneur, avec la prière, toutes les situations de ses enfants. Ayons confiance dans la force de la prière de notre Mère l’Église : le Seigneur ne reste pas insensible. Il sait toujours nous émerveiller quand nous ne nous y attendons pas. Notre Mère l’Église le sait ! Nous voyons dans l’Église une bonne mère qui nous indique la route à parcourir dans la vie, qui sait être toujours patiente, miséricordieuse, compréhensive, et qui sait nous placer entre les mains de Dieu.

Chers frères et sœurs, aimons l’Église, elle est notre mère. C’est elle qui nous a donné la vie et qui sans cesse nous soutient dans notre vie de foi. Regardez l’Église comme une bonne mère qui vous indique la route à suivre dans la vie et qui vous remet entre les mains de Dieu avec patience, miséricorde et compréhension.

Et vive la sainte mère l’Église !

 

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