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ANNEE DE LA FOI 2012-2013 – Paroisse St Thomas Apôtre – Bulletin n° 17 – Dernières catéchèses du pape François

Sans titre


AN
NEE DE LA FOI 2012-2013
Paroisse Saint Thomas Apôtre

Bulletin d’information n° 17
Dimanche 24 novembre 2013

 

 

Nous vous proposons de retrouver dans ce numéro une synthèse des deux dernières catéchèses du pape François pour cette Année de la Foi qui se clôture aujourd’hui.

Le pape François clôture aujourd’hui, en la solennité du Christ-Roi, cette Année de la Foi promulguée en octobre 2012 par le pape émérite Benoît XVI. Nous revenons donc sur les deux dernières catéchèses de cette Année de la Foi données par le pape François, concernant cette phrase de la prière du Credo : « Je reconnais un seul baptême pour le pardon des péchés. »

Lors de la messe conclusive de l’Année de la Foi, le pape François a remis à l’Eglise l’Exhortation apostolique* « Evangelii gaudium », qui sera publiée dans deux jours et dont nous vous ferons une synthèse dans le prochain et dernier numéro de ces feuillets de l’année de la foi.

* Texte semblable à une encyclique présentant habituellement les conclusions du pape à une réflexion collective, à guider les fidèles.

Chers frères et sœurs,

Dans le Credo, à travers lequel chaque dimanche nous faisons notre profession de foi, nous affirmons : « Je reconnais un seul baptême pour le pardon des péchés ». Il s’agit de l’unique référence explicite à un sacrement à l’intérieur du Credo. En effet, le baptême est la ‘porte’ de la foi et de la vie chrétienne. Jésus Ressuscité laissa cette consigne aux Apôtres : « Allez dans le monde entier, proclamez l’Évangile à toute la création. Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé » (Mc 16, 15-16). La mission de l’Église est d’évangéliser et de remettre les péchés à travers le sacrement baptismal. L’expression peut être divisée en trois points : « je reconnais » ; « un seul baptême » ; « pour la rémission des péchés ».

« Je reconnais ». C’est un terme solennel qui indique la grande importance de l’objet, c’est-à-dire du Baptême. En effet, en prononçant ces mots, nous affirmons notre véritable identité de fils de Dieu. Le Baptême est, dans un certain sens, la carte d’identité du chrétien, son acte de naissance, et l’acte de naissance de l’Église. Durant toute votre vie, ne laissez personne voler votre identité chrétienne ! Vous connaissez tous le jour où vous êtes nés et vous fêtez votre anniversaire, n’est-ce pas ? Qui d’entre vous se rappelle de la date de son baptême ? Aujourd’hui, quand vous rentrez chez vous, demandez quel jour vous avez été baptisés, cherchez, car il s’agit du 2ème anniversaire ; Le 1er est celui de la naissance à la vie et le 2ème est celui de la naissance à l’Église. Chercher et rendre grâce au Seigneur parce que le jour du baptême, il nous a ouvert la porte de son Église. Dans le même temps, notre foi dans la rémission des péchés est liée au baptême. Le sacrement de la pénitence (confession) est, en effet, comme un « 2ème baptême », qui renvoie toujours au premier pour le consolider et le renouveler. Le jour de notre baptême est le point de départ d’un très beau chemin, un chemin vers Dieu qui dure toute la vie, un chemin de conversion qui est sans cesse soutenu par le sacrement de la pénitence. Quand nous allons nous confesser de nos faiblesses, de nos péchés, nous allons demander le pardon de Jésus, mais nous allons aussi renouveler le baptême avec ce pardon. Et cela est beau, c’est comme fêter le jour du baptême dans chaque confession. La confession n’est donc pas une séance dans une salle de torture, mais c’est une fête. La confession est pour les baptisés ! Pour garder propre la tunique blanche de notre dignité chrétienne !

« Un seul baptême ». Cette expression rappelle celle de saint Paul : « Un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême » (Ep 4, 5). Le mot « baptême » signifie littéralement « immersion », et en effet, ce sacrement constitue une véritable immersion spirituelle dans la mort du Christ, dont on ressuscite avec Lui comme nouvelles créatures (cf. Rm 6, 4). Le baptême nous illumine de l’intérieur à travers la lumière de Jésus. En vertu de ce don, le baptisé est appelé à devenir lui-même « lumière » – la lumière de la foi qu’il a reçue – pour ses frères, en particulier pour ceux qui sont dans les ténèbres et n’entrevoient aucune lueur de clarté à l’horizon de leur vie. Le Baptême, pour moi, est-il un fait du passé, isolé dans une date (celle que vous chercherez aujourd’hui) ou une réalité vivante, qui concerne mon présent, à chaque instant ? Le baptême donne force et lumière. Te sens-tu illuminé, avec cette lumière qui vient du Christ ? Es-tu un homme, une femme de lumière ? Ou bien es-tu une personne obscure, sans la lumière de Jésus ? Il faut prendre la grâce du baptême, qui est un don, et devenir lumière pour tous !

« Pour la rémission des péchés ». Dans le sacrement du baptême, tous les péchés sont remis, le péché original et tous les péchés personnels, ainsi que toutes les peines du péché. Avec le baptême, on ouvre la porte à une réelle nouveauté de vie qui n’est pas opprimée par le poids d’un passé négatif, mais qui est déjà touchée par la beauté et la bonté du Royaume des cieux. Il s’agit d’une intervention puissante de la miséricorde de Dieu dans notre vie, pour nous sauver. Cette intervention salvifique n’ôte pas sa faiblesse à notre nature humaine – nous sommes tous faibles et nous sommes tous pécheurs – et elle ne nous ôte pas la responsabilité de demander pardon chaque fois que nous nous trompons ! Je ne peux pas être baptisé plusieurs fois, mais je peux me confesser et renouveler ainsi la grâce du baptême. Le Seigneur Jésus est si bon et il ne se lasse jamais de nous pardonner. Même lorsque la porte que le baptême nous a ouverte pour entrer dans l’Église se referme un peu, à cause de nos faiblesses et de nos péchés, la confession la rouvre, précisément parce qu’elle est comme un 2ème baptême qui nous pardonne tout et nous illumine pour aller de l’avant avec la lumière du Seigneur. Allons de l’avant ainsi, joyeux, parce que la vie doit être vécue avec la joie de Jésus Christ : et c’est une grâce du Seigneur.

Poursuivons le thème de la rémission des péchés, mais en référence à ce qu’on appelle le « pouvoir des clés », qui est un symbole biblique de la mission donnée par Jésus aux apôtres.

Nous devons tout d’abord nous rappeler que le protagoniste du pardon des péchés c’est l’Esprit-Saint. Lors de sa première apparition aux apôtres, au Cénacle, Jésus ressuscité a fait le geste de souffler sur eux en disant : « Recevez l’Esprit-Saint. Ceux à qui vous remettrez leurs péchés, ils leur seront remis ; ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus. » (Jn 20,22-23). Transfiguré dans son corps, Jésus est désormais l’Homme nouveau, qui offre les dons du mystère pascal, fruit de sa mort et de sa résurrection : La paix, la joie, le pardon des péchés, la mission, mais surtout il donne l’Esprit-Saint qui est la source de tout cela.

L’Église est dépositaire du pouvoir des clés, d’ouvrir ou de fermer au pardon. Dans sa souveraine miséricorde, Dieu pardonne tout homme, mais il a voulu lui-même que ceux qui appartiennent au Christ et à son Église reçoivent le pardon par l’intermédiaire des ministres de la communauté. De cette manière, Jésus nous appelle à vivre aussi la réconciliation dans sa dimension ecclésiale, communautaire. Et c’est très beau : L’Église, qui est sainte et qui a en même temps besoin de pénitence, accompagne notre chemin de conversion tout au long de notre vie. L’Église n’est pas la prioritaire du pouvoir des clés, mais elle est la servante du ministère de la miséricorde et elle se réjouit chaque fois qu’elle peut offrir ce don de Dieu. Beaucoup, aujourd’hui, ne comprennent pas la dimension ecclésiale du pardon, parce que l’individualisme, le subjectivisme dominent et nous aussi, les chrétiens, nous en subissons l’influence.

Bien sûr, Dieu pardonne à tout pécheur qui se repent, personnellement, mais le chrétien est lié au Christ, et le Christ est uni à l’Église. Pour nous, chrétiens, c’est un don supplémentaire, et c’est aussi un engagement supplémentaire : passer humblement par le ministère ecclésial. Et c’est beau, cela nous donne la certitude que Dieu nous pardonne toujours, ne se lasse pas de pardonner. Et nous ne devons pas nous lasser d’aller demander pardon. Les prêtres aussi doivent se confesser, et les évêques aussi : nous sommes tous pécheurs. Même le pape se confesse tous les quinze jours, parce que le pape aussi est pécheur. On entend parfois des personnes affirmer qu’elles se confessent directement à Dieu… Oui, Dieu t’écoute toujours, mais dans le sacrement de la Réconciliation, il envoie un frère t’apporter le pardon, la certitude du pardon, au nom de l’Église.

Chers frères, en tant que membres de l’Église, sommes-nous conscients de ce don que nous offre Dieu lui-même ? Est-ce que nous savons la mettre en valeur avec simplicité et assiduité ? N’oublions pas que Dieu ne se lasse jamais de nous pardonner ; par le ministère du prêtre, en nous serrant à nouveau dans ses bras, il nous régénère et nous permet de nous relever et de reprendre à nouveau notre chemin. Parce que c’est cela notre vie : nous relever sans cesse et reprendre notre chemin.

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ANNEE DE LA FOI 2012-2013 – Paroisse St Thomas Apôtre – Bulletin n° 16 – Catéchèses sur les “Docteurs de l’Eglise”

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ANNEE DE LA FOI 2012-2013
Paroisse Saint Thomas Apôtre

Bulletin d’information n° 16
Dimanche 17 novembre 2013

 

 

Pour cet avant-dernier week-end de l’Année de la Foi,
nous consacrons ce numéro exceptionnel aux ‘Docteurs de l’Eglise’.

Benoît XVI a proclamé lors de l’ouverture de l’Année de la foi, dimanche 7 octobre 2012, deux nouveaux « Docteurs de l’Eglise ». Ces derniers sont désormais au nombre de 35. C’est l’occasion de découvrir deux belles figures : saint Jean d’Avila, un des grands saints espagnols, témoin d’une belle spiritualité sacerdotale ; et sainte Hildegarde de Bingen, moniale bénédictine, une grande mystique allemande du Moyen Âge. Ces commentateurs de l’Évangile avaient une connaissance profonde de la personne de Jésus et du cœur de l’homme.

Le Pape émérite a indiqué que ces deux figures de saints docteurs revêtent de l’importance en cette Année de la foi et en vue de la nouvelle évangélisation : « Aujourd’hui encore, dans leurs enseignements, l’Esprit du Ressuscité résonne et éclaire le chemin vers la Vérité qui rend libre et donne son plein sens à nos vies ».


Les Docteurs de l’Eglise sont des personnes reconnues non seulement pour leur sainte vie mais aussi en particulier pour leur « doctrine éminente », selon le principal critère retenu au Vatican. « L’Église attribue officiellement ce titre à des théologiens auxquels elle reconnaît une autorité particulière de témoins de la doctrine, en raison de la sûreté de leur pensée, de la sainteté de leur vie, de l’importance de leur œuvre », définit la Conférence des évêques de France.

Appréciés pour leur science considérable, leur profonde érudition et leur œuvre théologique, à la fois sages et savants, ce sont, serait-on tenté de dire, des saints intellectuels, si ce terme n’était pas anachronique par rapport à la plupart des docteurs retenus.

Tous les chrétiens appelés à la sainteté

En appelant tous les chrétiens à la sainteté quel que soit leur état de vie, Vatican II a marqué un tournant. De nouvelles figures ont pu être proposées. Après le Concile, Paul VI a ainsi proclamé pour la première fois deux femmes docteurs de l’Église : jusque-là, seuls ceux qui avaient un savoir théologique étaient considérés comme des connaisseurs de Dieu. Après le Concile, l’Église a reconnu que là où il y a sainteté, il y a connaissance de Dieu. Sainte Catherine de Sienne (image ci-contre) était certes illettrée, mais elle avait quelque chose à dire de Dieu, et elle le disait admirablement. Thérèse d’Avila n’était pas une intellectuelle, mais elle écrivait beaucoup à partir de son expérience. En les proclamant Docteurs de l’Église, Paul VI a intégré la science amoureuse dans la théologie, menacée d’être réduite à une science intellectuelle. Jean-Paul II et Benoît XVI se sont inscrits dans ce mouvement.

Qui sont ces Docteurs de l’Eglise ?

Même si la catégorie des Docteurs de l’Église comprend pour l’heure seulement 35 noms, retenus sur plus de deux mille ans d’histoire, ils sont d’une large diversité. On y croise des évêques, des patriarches, deux papes (Léon 1er et Grégoire le Grand), un diacre (Ephrem le Syrien) et beaucoup de religieux, des Orientaux et des Occidentaux, des philosophes comme des mystiques, des hommes - 31 - et des femmes, au nombre de 4 : respectivement sainte Catherine de Sienne, sainte Thérèse d’Avila, proclamées en même temps en 1970, et sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, dont Jean-Paul II annonça le nouveau titre à la fin des JMJ à Paris en août 1997. «Docteur de la science de l’amour », la sainte de Lisieux est devenue non seulement la plus jeune docteur de l’Église mais aussi celle la plus rapprochée de notre époque quand les autres docteurs remontent à l’Antiquité, au Moyen Âge, à la Contre-Réforme et à l’époque moderne.

Comment sont-ils sélectionnés ?

Si saint Thomas d’Aquin reçut le titre de Docteur, au sens universitaire du terme, de son vivant, nul besoin d’avoir soutenu une thèse de doctorat avec mention pour devenir docteur de l’Église catholique ! L’attribution du titre de Docteur de l’Église obéit à trois critères, qu’explicita Benoît XIV, pape de 1740 à 1758 :
–  Il faut déjà être un saint canonisé ;
–  Deuxième critère, de fond, avoir une doctrine éminente, c’est-à-dire à la fois orthodoxe (du grec orthós dóxa = foi droite), originale et au rayonnement vérifié par les traductions de l’œuvre et son influence dans le monde ;
–  Troisième critère, être officiellement proclamé Docteur par l’Église.

A ce jour, l’éminence de la doctrine est appréciée par la Congrégation des causes des saints, qui reçoit des lettres postulatrices de ceux plaidant ce titre pour un saint. La Congrégation pour la doctrine de la foi est aussi consultée sur le fond.

Après ces votes, la proposition du titre est soumise au pape, seule autorité habilitée, ou un concile général, à proclamer un Docteur de l’Église. Cette proclamation, aujourd’hui souvent par lettre apostolique, fait désormais l’objet d’une célébration solennelle. Le calendrier liturgique réserve ensuite des mentions spéciales pour célébrer un Docteur de l’Église. Après saint Jean d’Avila, dont Benoît XVI a annoncé le nouveau titre de Docteur à l’occasion des JMJ de Madrid en août 2011, «  il n’existe pas d’autres causes de doctorants en cours d’examen  », confirme-t-on au Vatican. Ce qui n’empêche pas l’expression de demandes, comme celles, de France, en faveur de saint Louis-Marie Grignion de Montfort ou de saint Jean Eudes. D’autres noms sont parfois proposés par des conférences épiscopales, c’est ainsi le cas de la sainte polonaise Faustine Kowalska le dimanche 2 octobre 2011 à l’occasion du deuxième congrès mondial de la divine miséricorde.

La tête et le cœur

L’enseignement des Docteurs de l’Église peut prendre des modalités différentes, Jean-Paul II l’explique très bien dans sa lettre apostolique Novo Millennio ineunte : « Conjointement à la recherche théologique, une aide sérieuse peut nous venir du grand patrimoine qu’est la ‘théologie vécue’ des saints ».

Parmi eux, certains comme saint Anselme ou saint Thomas d’Aquin (image ci-contre) sont ainsi plus intellectuels, d’autres plus spirituels, comme Thérèse de Lisieux qui, disait Jean-Paul II, était « experte en science d’Amour ». La tête et le cœur. En 2011, le père François-Marie Léthel, consulteur pour les Causes des saints, a été invité à prêcher la retraite de Carême à Benoît XVI : « J’ai repris l’image de la ronde des saints dans le Jugement dernier de Fra Angelico et montré la petite Thérèse donnant la main à saint Anselme et à saint Thomas d’Aquin » dit-il. « La science de la foi et la science de l’amour se complètent, la grande raison et le grand amour vont ensemble, le grand amour va plus loin que la raison seule », lui dit Benoît XVI.

Quelle différence avec les Pères de l’Eglise ?

Ne pas confondre les « Docteurs de l’Église » avec l’appellation « Pères de l’Église ». Ces derniers ont, eux, la particularité d’avoir tous vécus pendant l’Antiquité, soit dans la période ancienne de l’Église. Leur reconnaissance comme Pères de l’Église, issue de la tradition ancienne, s’est imposée d’elle-même, alors que celle de docteur de l’Église exige une attribution explicite du titre. Si certains docteurs de l’Église sont aussi Pères de l’Église, tous les Pères de l’Église ne sont pas docteurs.

Deux Nouveaux Docteurs de l’Eglise

Ces deux grands témoins de la foi vécurent à des époques et dans des contextes culturels très différents. Leur sainteté de vie, la profondeur de leur doctrine et la grâce de l’Esprit les projeta dans une expérience de plus profonde compréhension de la Révélation, et leur permit de dialoguer intelligemment avec le monde dans lequel l’Eglise agissait.

Saint Jean d’Avila a vécu au XVIe siècle. Prêtre de la Renaissance espagnole, il prit part au renouveau culturel et religieux d’une Eglise et d’une société parvenues au seuil des temps modernes. Grand connaisseur des Saintes Écritures, il était doté d’un ardent esprit missionnaire. Il a su pénétrer avec une profondeur singulière les mystères de la Rédemption opérée par le Christ pour l’humanité. Homme de Dieu, il unissait la prière constante à l’action apostolique. Il s’est consacré à la prédication et au développement de la pratique des sacrements, en concentrant sa mission sur l’amélioration de la formation des candidats au sacerdoce, des religieux et des laïcs, en vue d’une réforme féconde de l’Eglise.

Sainte Hildegarde de Bingen, bénédictine vivant en plein Moyen Age allemand, est une importante figure féminine du XIIe siècle. Vrai maître de théologie versée dans les sciences naturelles et la musique , elle a offert sa précieuse contribution pour la croissance de l’Eglise de son temps, en valorisant les dons reçus de Dieu et en se montrant comme une femme d’une intelligence vivace, d’une sensibilité profonde et d’une autorité spirituelle reconnue. Le Seigneur l’a dotée d’un esprit prophétique et d’une fervente capacité à discerner les signes des temps. Sainte Hildegarde a nourri un amour prononcé pour la création ; elle a pratiqué la médecine, la poésie et la musique. Et surtout, elle a toujours conservé un amour grand et fidèle pour le Christ et pour l’Eglise. Sainte Hildegarde est la 4ème femme à être proclamée Docteur de l’Eglise.


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Nota Bene : Merci à www.vaticana.va à www.la-croix.com

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ANNEE DE LA FOI 2012-2013 – Paroisse St Thomas Apôtre – Bulletin n° 15 – Catéchèses sur “la Communion des Saints”

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ANNEE DE LA FOI 2012-2013
Paroisse Saint Thomas Apôtre

Bulletin d’information n° 15
Dimanche 10 novembre 2013

 

Nous vous proposons aujourd’hui de lire, ou relire, la catéchèse du pape François concernant la Communion des Saints”, et de revenir sur l’indulgence plénière”.


Nous fêtions le week-end dernier la Toussaint, et nos défunts, c’est pourquoi nous vous proposons aujourd’hui de revenir sur la catéchèse du pape François concernant la communion des saints. « L’Année de la Foi » arrive bientôt à son terme, le 24 novembre prochain, en la solennité du Christ-Roi, nous vous donnons donc un rappel sur l’indulgence plénière accordée tout au long de cette « Année de la Foi ».

 

Chers frères et sœurs,

Aujourd’hui, je voudrais parler d’une très belle réalité de notre foi, celle de la « communion des saints ». Le Catéchisme de l’Église catholique nous rappelle que cette expression recouvre deux réalités : la communion aux choses saintes et la communion entre les personnes saintes (n. 948). Je m’arrête sur cette seconde signification : il s’agit d’une vérité parmi les plus réconfortantes de notre foi, car elle nous rappelle que nous ne sommes pas seuls mais qu’il existe une communion de vie entre tous ceux qui appartiennent au Christ. Une communion qui naît de la foi ; en effet, le terme « saints » se réfère à ceux qui croient dans le Seigneur Jésus et sont incorporés à Lui dans l’Église par le baptême. C’est pour cette raison que les premiers chrétiens étaient appelés aussi « les saints » (cf. Ac 9, 13.32.41 ; Rm 8, 27 ; 1 Cor 6, 1).

L’Évangile de Jean atteste que, avant sa Passion, Jésus pria le Père pour la communion entre les disciples, avec ces mots : « Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m’as envoyé » (17, 21). L’Église, dans sa vérité la plus profonde, est communion avec Dieu, familiarité avec Dieu, communion d’amour avec le Christ et avec le Père dans le Saint-Esprit, qui se prolonge en une communion fraternelle. Cette relation entre Jésus et le Père est la « source » du lien entre nous chrétiens : si nous sommes intimement insérés dans cette « source », dans ce foyer ardent d’amour, alors nous pouvons devenir vraiment un seul cœur et une seule âme entre nous, parce que l’amour de Dieu brûle nos égoïsmes, nos préjugés, nos divisions intérieures et extérieures. L’amour de Dieu brûle aussi nos péchés. Si existe cet enracinement dans la source de l’Amour, qui est Dieu, alors le mouvement réciproque se vérifie lui aussi : des frères à Dieu ; l’expérience de la communion fraternelle me conduit à la communion avec Dieu. Être unis entre nous nous conduit à être unis avec Dieu, nous conduit à ce lien avec Dieu qui est notre Père. Cela est le deuxième aspect de la communion des saints que je voudrais souligner : notre foi a besoin du soutien des autres, notamment dans les moments difficiles. Si nous sommes unis la foi devient forte. Qu’il est beau de nous soutenir les uns les autres dans l’aventure merveilleuse de la foi ! Je dis cela parce que la tendance à s’enfermer dans le privé a influencé aussi le domaine religieux, si bien que très souvent on a du mal à demander l’aide spirituelle de ceux qui partagent avec nous l’expérience chrétienne.

Qui d’entre nous tous n’a pas fait l’expérience des incertitudes, des désarrois et même de doutes sur le chemin de la foi ? Nous en avons tous fait l’expérience, moi aussi : cela fait partie du chemin de la foi, cela fait partie de notre vie. Tout cela ne doit pas nous surprendre, parce que nous sommes des êtres humains, marqués par des fragilités et des limites ; nous sommes tous fragiles, nous avons tous des limites. Toutefois, dans ces moments difficiles il faut avoir confiance en l’aide de Dieu, à travers la prière filiale, et, dans le même temps, il est important de trouver le courage et l’humilité de s’ouvrir aux autres, pour demander de l’aide, pour demander de nous donner un coup de main. Combien de fois avons-nous fait cela avant de réussir à résoudre le problème et trouver Dieu une nouvelle fois ! Dans cette communion – communion veut dire commune-union – nous sommes une grande famille, où toutes les composantes s’aident et se soutiennent entre elles.

Et venons-en à un autre aspect : la communion des saints va au-delà de la vie terrestre, elle va au-delà de la mort et dure pour toujours. Cette union entre nous, va au-delà et continue dans l’autre vie ; c’est une union spirituelle qui naît du baptême et qui n’est pas brisée par la mort, mais, grâce au Christ ressuscité, elle est destinée à trouver sa plénitude dans la vie éternelle. Il existe un lien profond et indissoluble entre ceux qui sont encore pèlerins dans ce monde – entre nous – et ceux qui ont franchi le seuil de la mort pour entrer dans l’éternité. Tous les baptisés ici-bas sur terre, les âmes du purgatoire et tous les bienheureux qui sont déjà au paradis forment une seule grande famille. Cette communion entre la terre et le ciel se réalise en particulier dans la prière d’intercession. Chers amis, nous avons cette beauté ! C’est une réalité qui nous appartient, à tous, qui nous rend frères, qui nous accompagne sur le chemin de la vie et qui nous fait nous retrouver une autre fois là-haut, dans le ciel. Avançons sur ce chemin avec confiance, avec joie. Un chrétien doit être joyeux, avec la joie d’avoir tant de frères baptisés qui marchent avec lui; soutenu par l’aide des frères et des sœurs qui suivent cette même route pour aller au ciel ; et aussi avec l’aide des frères et des sœurs qui sont au ciel et qui prient Jésus pour nous. Allons de l’avant sur cette route avec joie ! Laissez-vous embraser par l’amour de Dieu, afin de changer le visage de vos familles, de vos paroisses et du monde.

Chers frères et sœurs, la Communion des saints est aussi la communion aux biens spirituels : les Sacrements, les charismes et la charité (cf. Catéchisme de l’Église catholique, n. 949-953). Les Sacrements expriment et réalisent une profonde communion entre nous. En eux, nous rencontrons le Christ, et par lui, nos frères dans la foi. La grâce des sacrements nourrit en nous une foi forte et joyeuse, une foi qui sait s’étonner des « merveilles » de Dieu. Ils nous invitent à être missionnaires et alimentent en nous une foi qui sait résister aux idoles. Donnés à certains par l’Esprit Saint pour faire du bien aux autres, les charismes sont des grâces particulières destinées à l’édification, à la sainteté et à la mission de l’Église. Ils aident à grandir dans la charité. Sans l’amour, même les dons les plus extraordinaires sont vains. Parce que là où il n’y a pas l’amour, il y a un vide qui se remplit d’égoïsme. Et je m’interroge : si nous sommes tous égoïstes, pouvons-nous vivre dans la communion et la paix ? Ce n’est pas possible, c’est pourquoi nous avons besoin de l’amour qui nous unit. Le plus petit de nos gestes d’amour a de bons effets sur tous ! Vivre la communion de la charité signifie ne pas chercher son propre intérêt, mais faire nôtres les souffrances et les joies de nos frères. Si nous vivons la communion de la charité, nous sommes dans notre monde ‘sacrement’ de l’amour de Dieu. Les sacrements ne sont pas des apparences, ce ne sont pas des rites, mais c’est la force du Christ ; c’est Jésus-Christ, présent dans les sacrements. Lorsque nous célébrons l’Eucharistie, c’est Jésus vivant qui nous rassemble, qui fait de nous une communauté, qui nous fait adorer le Père. Par le baptême, la Confirmation et l’Eucharistie, chacun de nous, en effet, est incorporé au Christ et uni à toute la communauté des croyants.

Chaque rencontre avec le Christ qui nous donne le salut dans les sacrements, nous invite à « aller » communiquer aux autres un salut que nous avons pu voir, toucher, rencontrer, accueillir et qui est vraiment crédible parce qu’il est amour. C’est pour cela qu’il est important de recevoir la Communion, il est important que les enfants soient baptisés tôt, qu’ils soient confirmés, parce que les sacrements sont la présence de Jésus-Christ en nous, une présence qui nous aide. C’est important, lorsque nous nous sentons pécheurs, que nous nous approchions du sacrement de la réconciliation. On pourra dire : « Mais j’ai peur, le prêtre va me battre ». Non, le prêtre ne va pas te battre ; tu sais qui tu rencontreras dans le sacrement de la réconciliation ? Tu rencontreras Jésus qui te pardonne ! C’est Jésus qui t’attend ; et c’est un sacrement qui fait grandir toute l’Église. Dans votre vie quotidienne, aimez les Sacrements, mettez vos talents au service de l’Église et ayez une charité sans frontière. Et n’oubliez pas de remercier le Seigneur et de le prier!


Indulgences plénière accordées pendant l’Année de la Foi

Il est une grâce, un trésor magnifique, mis à la disposition des catholiques, que ceux-ci ignorent largement… Il s’agit du don de l’indulgence plénière qui est la remise totale de la peine temporelle du péché. L’Église puise pour moi dans un trésor inépuisable, celui des mérites de la Vierge Marie et des saints, et me fait le cadeau d’une remise de peine. Lorsque je commets un péché, seul le pardon de Dieu vient restaurer la relation avec Lui et avec mes frères. C’est le fruit du sacrement de réconciliation. Pour autant, je ne peux pas toujours réparer le mal commis, je devrai donc un jour m’acquitter de cette peine temporelle due au péché. C’est le sens du purgatoire, comme ultime purification passive : le pécheur doit payer en Justice le mépris et l’abus des grâces. Or, le moyen le plus facile d’éviter les peines du Purgatoire, c’est de gagner l’indulgence plénière, que l’Église nous offre (Mt 16.19) de sorte que mourir en possession de cette grâce, c’est être semblable à un enfant qui meurt après son baptême, ou à un martyr qui vient de donner sa vie pour Dieu. Vouloir gagner une indulgence, c’est avoir compris que l’on ne peut pas expier par ses propres forces le mal dont par le péché on s’est rendu coupable contre soi-même et toute la communauté… C’est vivre dans la Communion des Saints où l’on s’aide réciproquement, vivants et défunts,…

Dieu veut nous rendre semblables à Son Fils qui a bien voulu faire siens nos péchés et en mériter le pardon par Sa mort sur la Croix… Lui, innocent et saint, a dû souffrir à cause de Son amour pour nous, et nous, pécheurs, nous n’aurions rien à souffrir ?! Sans les souffrances de Jésus-Christ, Dieu fait homme, tout ce que nous pourrions souffrir et offrir ne saurait jamais mériter le pardon du moindre de nos péchés.

En faisant une démarche de foi, dans des conditions particulières et en des lieux déterminés, je bénéficie, dans la communion des Saints, de la remise de cette peine. Il ne s’agit pas d’une série de rites extérieurs à accomplir, ces initiatives n’ont de sens que dans la mesure où elles sont l’expression d’un engagement profond, qui touche le cœur. Voici ce que l’Eglise vous propose dans ce sens :

1.  Effectuer un pèlerinage dans une église jubilaire. A Paris il y a 8 églises jubilaires : Notre-Dame de Paris, Sacré-Cœur de Montmartre, Notre-Dame-des-Victoires, Notre-Dame du Perpétuel-Secours, Saint-Etienne-du-Mont, Saint-Marcel, Saint-Denys-de-la-Chapelle et Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse.

2.  Se confesser, dans l’église de son choix ou dans l’église jubilaire.

3.  Recevoir la communion en participant à l’Eucharistie le jour même du pèlerinage, dans l’église jubilaire de son choix.

4.  Prier aux intentions du Pape, dans l’église jubilaire, et réciter le Credo,

5.  Avoir l’intention de rejeter tout attachement volontaire au péché même véniel.

Renseignements sur : www.paris.catholique.fr/Recevoir-l-Indulgence-pleniere.html

 

Retrouvez ces informations sur www.mission-chaldeenne.org et sur www.chaldeaneurope.org

Nota Bene : Merci à www.vaticana.va et à www.paris.catholique.fr

Mission Chaldéenne – Paroisse Saint Thomas Apôtre www.mission-chaldeenne.org /     Paroisse.st.thomas@gmail.com
7-11 rue du Champ Gallois  95200 SARCELLES Tél. : 01 39 33 31 64 –  Fax : 01.34.19.74.58

 

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