Theology

LA RESURRECTION

LA RESURRECTION
Dans l’histoire du christianisme, la croyance en la résurrection du Christ est fondée sur les témoignages des apôtres (ainsi que d’autres témoins) qui sont relatés dans les 4 Evangiles et dans le 1er Epitre de Saint Paul au Corinthiens (15, 3-8) : « Je vous ai transmis ceci d’abord, comme je l’avais reçu moi-même, que le Christ est mort pour nos péchés, en accord avec les Écritures ; qu’il a été enseveli, et qu’il est ressuscité le troisième jour, en accord avec les Écritures ; qu’il s’est montré à Pierre, et ensuite aux Douze. Il s’est montré ensuite à plu s de 500 frères à la fois, dont quelques-uns sont morts mais la plupart sont encore vivants.  Il s’est montré à Jacques et ensuite à tous les apôtres.  Et il s’est montré à moi – j’allais dire à l’avorton – le dernier de tous. »
Cette épître, écrite 20-25 ans après les évènements de la crucification et de la résurrection, est l’un des textes le plus précoce du Nouveau Testament. Les témoins occultes qui ont vu la mort de Jésus et l’on vu après sa résurrection, qui ont entretenus des contacts avec lui pendant une certaine période, étaient encore vivants et nombreux. Ce sont eux, par l’expérience qu’ils ont vécu avec le Maitre, perpétuant la pratique de la prière et du partage du repas eucharistique, ont formé la première communauté chrétienne.
Signification biblique du terme « Résurrection »
Bien que l’Ancien Testament fasse déjà allusion à des résurrections, c’est dans le Nouveau Testament que l’on trouve un traitement de la question de la résurrection en tant qu’objet propre de foi.
Elle est généralement désignée par le terme grec ανάστασις (anastasis), signifiant littéralement « (re)lèvement » ou action de lever ou d’être levé une nouvelle fois, c’est-à-dire à partir d’une position couchée, évoquant le sommeil ou l’abandon, probablement dans le même sens que la racine araméenne M-q ou hébraïque קום (qouwm)
D’après les écrits du Nouveau Testament, la résurrection, ou relèvement, implique la mort physique (selon saint Paul, les corps des vivants et des morts seront transformés, devenant immortels, I Cor 15, 42-44), mais pas seulement. La résurrection, dans le christianisme, est une réalité qui peut être comprise de diverses manières, aussi bien en tant que « retour à la vie physique » qu’en tant que « symbole de l’œuvre de foi » (point précisément évoqué par Jésus-Christ et particulièrement développé par Paul).
Les résurrections dans la Bible
Dans l’Ancien Testament
  • Résurrection du fils de la veuve par Élie (1 Rois 17:17-24)
  • Résurrection du fils de la Shunamite par Élisée (2 Rois 4:18-37)
  • Résurrection d’un Israélite par les ossements d’Élisée (2 Rois 13:21)
Dans les Évangiles
  • Résurrection de la fille de Jaïre par Jésus (Marc 5:22-43)
  • Résurrection du fils de la veuve par Jésus (Luc 7:11-17)
  • Résurrection de Lazare par Jésus (Jean 11:1-43)
  • Résurrection des saints à la mort de Jésus (Matthieu 27:52-53)
Dans les Actes des Apôtres
  • Résurrection de Tabitha par Pierre (Actes 9:36-42)
  • Résurrection d’Eutyque par Paul (Actes 20:7-12)
La résurrection de Jésus diffère toutefois de ces autres instances de “résurrection” puisqu’elle n’est pas un simple retour à la vie terrestre (réanimation à une vie mortelle) mais le passage à la vie nouvelle, immortelle  en Dieu. Selon l’apôtre Paul, ceux et celles qui ressusciteront à la suite de Jésus Christ (ou “en Jésus Christ”) renaîtront à la vie éternelle avec un “corps spirituel” différent du corps mortel.
La résurrection et la raison
Il y a plus d’un siècle, en 1867 les plus érudits des athées anglais se rencontrèrent pour réfléchir comment renverser le christianisme. Ils décidèrent que chacun d’eux travaillerais à renverser scientifiquement un des articles de Crédo qui est le fondement de la foi chrétienne. Le président du groupe lord Brighton prit sur lui le fardeau de renverser la vérité sur la résurrection. Pour la rencontre de présentation des résultats qui était fixée trois ans plus tard, lord Brighton a prit la parole le premier : « Messieurs, le plus cher désir de mon cœur a été de toujours servir la vérité. Aujourd’hui je me tiens devant vous pour rendre honneur à la vérité. Mon discours sera bref. J’ai travaillé pendant trois années pour renverser la foi en résurrection de Jésus, mais la résurrection m’a vaincu. Mes recherches m’ont convaincu que du tombeau vide de Jésus à Jérusalem le chemin conduit tout droit à Rome, à saint Pierre qui est le témoin de la résurrection. J’ai décidé de devenir catholique »
Comment pouvons-nous apporter crédibilité à toutes ces choses irrationnelles dans un monde qui semble privilégier la raison et le raisonnement ? Tout au long de l’histoire de l’Eglise des hommes d’idéologies différents ont voulu remettre la mort et la résurrection en question, en prétendant que la résurrection est une idée ou croyance qui c’est développé tardivement et a pris forme dans les Ecritures. Ainsi les miracles  sont des belles légendes inventées par l’homme.
Bien entendu ceux qui ne croient pas ne pourrons pas comprendre que la foi n’est pas une affaire de science mais de confiance. « Heureux ceux qui croient sans avoir vu » (Jean 20, 29).
Pour l’athée le monde n’est que le produit du hasard et de la nécessité, Dieu a été inventé par l’Homme, pour répondre à ses angoisses existentielles.
Pour le croyant Dieu est le créateur, il veut préserver la liberté de l’Homme, il accepte de ne pas intervenir et d’être d’une certaine façon « le tout puissant impuissant ».
Pour s’approcher de l’homme qui se base sur la raison, prenons le principe suivant : au jour d’aujourd’hui, aucun spécialiste sérieux ne nie l’existence de Jésus dans l’histoire, un juif né en Galilée et mort crucifié à Jérusalem, autour de ses 33 ans.
Un historien juif du premier siècle nommé « Flavius Joseph », écrivait dans son principal ouvrage intitulé « Antiquité juive » (XVIII, 63-64) : « Vers le même temps vint Jésus, homme sage, si toutefois il faut l’appeler un homme. Car il était un faiseur de miracles et le maître des hommes qui reçoivent avec joie la vérité. Et il attira à lui beaucoup de Juifs et beaucoup de Grecs. C’était le Christ. Et lorsque sur la dénonciation de nos premiers citoyens, Pilate l’eut condamné à la crucifixion, ceux qui l’avaient d’abord chéri ne cessèrent pas de le faire, car il leur apparut trois jours après ressuscité, alors que les prophètes divins avaient annoncé cela et mille autres merveilles à son sujet. Et le groupe appelé d’après lui celui des Chrétiens n’a pas encore disparu ».
Si la résurrection de Jésus n’avait pas eu lieu, quelles en seraient les conséquences logiques ? Les Evangiles et les Actes mentiraient alors sur un point essentiel, les textes correspondant seraient inventés. Dans ce cas, est-ce que les Ecrits paraissent compatibles avec une telle hypothèse ? Est-ce que le christianisme aurait eu le même essor ?
Si la résurrection n’avait pas eu lieu, les Evangiles n’auraient pas été écrits. Plus encore, la communauté initiale n’aurait pas survécue. Au contraire, car la conviction des chrétiens est basée sur des données historiques et suivant l’évènement de la résurrection.
Les disciples ne croyaient pas uniquement à la résurrection de Jésus mais également à leur certitude du tombeau vide.
Certains supposent que les autorités juives auraient retiré le corps du tombeau pour éviter qu’il soit vénéré par ses adeptes. Cette hypothèse ne tiens pas : tout d’abord en raison du sabbat, ensuite car le tombeau était dans la propriété privée de Joseph d’Arymathie (le tombeau était creusé pour sa propre famille). Il était croyant et il n’aurait pas fait sans informer ses disciples. Cette allégation est démentie dans l’Evangile de Saint Matthieu chapitre 28.
L’Evangéliste explique que cette prétention qui avait été promus par les juifs lorsqu’il avait constaté que le tombeau était vide, pour déjouer la réalité de la résurrection (Matthieu 28, 11-15).
La Résurrection est la Vie
La résurrection de Jésus est un évènement qui échappe à la vue de l’Homme. D’ailleurs aucun évangéliste ne la décrit, car Jésus entre dans une existence différente de la vie terrestre. Jésus passe de la mort à la vie, de ce monde auprès du Père. Ne cherchons pas à établir un itinéraire de la résurrection, désormais Jésus n’est pas conditionné ni par le temps ni par les distances, Il apparait aux temps et aux lieux qu’il a choisi pour fortifier les siens et leur faire connaitre la plénitude d e la nouvelle vie.
Un point important à signaler : dans les apparitions après la résurrection, Jésus échappe à nos sens, nous ne le reconnaissons plus par nos yeux mais avec un regard nouveau à la lumière de la foi. Par cette lumière nous le reconnaissons présent et agissant en nous. Les chrétiens découragés ne sont pas abandonnés, Jésus en personne marche avec nous, comme il a cheminé avec les disciples d’Emmaüs.
Quelle heureuse découverte ! Jésus est vivant ! Il a vaincu à travers l’abime de la souffrance, des épreuves et des humiliations qu’on lui a fait subir. A compter de cette nuit merveilleuse, toute autorité dans le ciel et sur la terre lui a été donné. Pour les apôtres Il est difficile de croire en la résurrection après la défaite de la Semaine Sainte. Mais après les apparitions, tout ce qu’il a dit leur revient et leur cœur est rempli de joie, ils sont convaincus que le Christ est vraiment ressuscité.
Avec les témoins de la résurrection, nous faisons l’expérience que Dieu ne peut pas être tué. Comme eux nous sommes convaincus que Celui auquel nous avons fait confiance, avec lequel nous avons lié toute notre vie et notre avenir, est plus fort que Ann, que Caïf, et plus fort que Pilate et ses soldats, plus fort que les clous et la croix, et même plus fort que la mort et la pierre roulée devant son tombeau.
Donc la vie est plus forte que la mort et désormais personne ne peut passer avec indifférence à coté du ressuscité. La résurrection n’est pas tant un fait que l’on doit évoquer et fêter, mais une réalité à  vivre chaque jour. Car la vie véritable consiste en l’union de l’homme avec Dieu. Comme Jésus lui-même a dit « celui que mange mon corps et boit mon sang demeure en moi et moi en lui »
Le croyant c’est celui qui vit cette union et sa présence. C’est celui qui croit que la mort a été vaincue, le Christ est ressuscité, la conversion et le pardon des péché sont proclamés à toutes les nations en son nom, jusqu’à la fin du monde. Et nous en sommes les témoins.
Père Sabri ANAR
Curé de la paroisse Saint Thomas Apôtre
Sarcelles, France

The Paul Understanding of Jesus

The Paul Understanding of Jesus

By Fr Habib Jajou
Chaldean Catholic Mission
London 2011

Introduction

Paul the Apostle, who first persecuted the followers of our Lord, converted on the road to Damascus and become, with St Peter and St James, leaders of the early Church. He is the Apostle of the nations, wrote many letters to Christians in Ephesus, Corinth, Galatia, Rome, and Thessalonica. They were like a net of spiritual communications at that time (52 – 62A.D.)

He deeply understood Jesus as the promised Christ and Lord, Son of God who was born to save us. He teaches us that we take our origin from two men: Adam and Christ. . . Adam, he says, became a living soul, Jesus a life-giving spirit…’

What did he say more regarding that, how did he understand of Jesus and changed his convictions? I will try to explain that through his several letters.

I the Letter to the Ephesians 4:17-32: the Old Man and the New Man

According to St Paul, God has forgiven us in Christ. He proclaimed and taught that truth is only in Jesus Christ. He wants us putting away the old self, and putting on the new one. The old man was corrupted through deceitful desires. The new man follows the truth (Jesus Christ), in God’s way, in righteousness and holiness of truth.

He confirms that Christians all are like members in a family where Jesus is the Head. Faithful can not be perfect by his/her effort, rather by believing and following the God’s plan for reconciliation which has been fulfilled through Jesus Christ. Jesus, who is the only Savior, by his power of the Holy Spirit, works and guides us for perfection.

II the Second Letter to the Corinthians 5:11-21:
The Apostolic Mission is to serve the Reconciliation

The community in Corinthians made a misunderstanding of St. Paul. They considered that being Christians means complete freedom , but to what extend? Paul says: ‘God has reconciled us to himself through Christ’, and ‘reconciled the world to himself in Christ’ (2 Cor. 5: 18-19) this reconciliation means forgiving our trespasses. So every believer has to serve the reconciliation missionary over the world. This demands a religious duty on them as members of the early Church. According to Paul, God made Jesus Christ to be sin for us. This is the cost of reconciliation; so believers should fight sin in their daily life, especially Son of God was crucified for us sinners. The first fruit of the members of the community is forgiving every one insults.

St Paul did not know Jesus physically; rather the Lord was sighted to him. He expresses how much the love of Christ has impels him. The reason is that because Jesus died for all especially for him sinner. So he, members of the early Church, and all believers must die and only rose by Christ. Faithful must live for Jesus, and they have to, spiritually, know him more and more. This knowledge will make believer a new creation.

III the Letter to Galatians 4:1-7:
The Law was for the bondage and we have liberated

The communities of Galatia wished to adopt a rigid obedience to the Jewish Law but, St Paul warned them that if they (who were Jews) refuse his proclamation, there will be no longer place for them to accept Jesus Christ in there lives. He confirms on faith more than the works of the Law. Whatever man tries to work according to the Law, he/she is not able to get perfection.

St Paul says that, before being faithful, we were ‘enslaved to the elemental powers of the world’ (Gal 4: 3) Son of God was sent to ransom us. He declares that he has been crucified with Christ, and he is now living with the Risen Christ (Gal 2: 19-20). So that, believer is no longer son of sin, rather of God. This means also that they are Jesus’ brothers or sisters. We are free by the Spirit of God (the Holy Spirit) who is also Spirit of Jesus, so that we are heirs by Christ.

IV the Letter to the Romans

Chapter 3:21-26: Christ is ‘the Righteousness of God’ for all believers

In this first part of St Paul’s Letter, he declares the bright side of his proclamation which he already has outlined in (1: 16-17). He depended on Scripture, ‘St. Paul professes that “Christ died for our sins in accordance with the scriptures.’(CCC601). He proclaimed the God’s Plan, which has been fulfilled; God sent His own Son ‘in the likeness of sinful flesh and for the sake of sin, He condemned sin in the flesh.’ (Rom 8: 3). Jesus is ‘the righteousness of God’ who ‘has been manifested apart from the law’ (21) where the Law and the Prophets have testified him.

Really all human beings are sinners. They have been created according to God’s image and likeness. Despite they are still having God’s image, but no longer His likeness. As a result, they are far from the Grace of God, and in need to trust and obey His Divine Plan.

Listeners to the St Paul’s proclamation have to believe and follow Jesus in order to obtain the God’s righteousness. St Paul focuses on the word (righteousness); he used it for more than forty times in his letter to Romans. This righteous is by Jesus Christ, thus He is our redeemer.

These words were like a Good News for people; they believed that Jesus really was present among them (Romans 1: 3-4). The Apostle of the Nations was always begin with the reality, which is the Resurrection of Jesus ‘I am not ashamed of the Good News’ (Rom 1: 16) How does Jesus do that? By his lovely solidarity with the sinful humanity, so he becomes the head of humanity. He presented his life as a sacrifice to the Father to redeem all human beings.

The expiation rite in the Temple was like an image to the Christ’s one. But, by the Cross of Christ, which is the Cross of Salvation, every human can obtain righteous. How this has been done? The answer is: ‘”God put forward as an expiation by his blood”. So, in Christ’s humanity “God was in Christ reconciling the world to himself.”’ (CCC433)

Chapter 5: ‘we have been justified by faith’ in the Cross of Salvation

In this second part St Paul confirms that the new life in Christ (the Second Adam) is certain. And we justified by our faith in the Lord Jesus Christ not by our poor works. By this Justification we have peace with God. This is even with our afflictions. But, what afflictions do? According to St Paul, they produce endurance, then, character, after that hope, which isn’t disappoint.

Jesus died for the ungodly; and by his death, the reconciliation, by his life; the redemption. All the grace that we have is from God; however, we receive it by Jesus. Despite many were sinners, Jesus obedience to the plan of the Father made them righteous.

Chapter 6: 1-11 ‘we died to sin’

The fact that we were baptized to be buried with him, means also we live to the new life. This is because our savior was raised by the glory of the Father, and we have united with him in his death and life. Our old man -the first Adam- was crucified with him, but we have a new life for the sake of God by him who lives forever.

Life

Worth mentioning, St. Paul rarely uses the word (life) in chapters 1-4, while between chapter 5 and 8, 25 times. Life, in his letter, has a scatological impression. It means shearing life with the Risen Christ. But, there is no new life only by triumph on sin and Law. Certainly, there is a new life with the Risen Christ, but this is threatened by suffering in the world (5: 3-5) and moral weakness (6-9). The best for Christian is priding of the Cross of the Christ who by the Cross we have been reconciled.

Conclusion

We have seen how St Paul has converted after living experience of encountering the Risen Christ. He was like a blind, and then experienced the Divine light. This light has enlightened people of every city in Asia Minor and Greece which have welcomed him. So as a result of his success, he merited being the Apostle of the nations.

Jesus Christ, who was persecuted by Paul, has become his Lord, the Son of God, and the Risen Lord, the righteousness of God. He loved, forgave, and reconciled him with the Father. The Cross has become Cross of Salvation. So Paul putted away his old self, died to sin, and followed the truth after leaving the Law which was for the bondage. St Paul was certain that Jesus crucified not for him, rather for all human beings. St Paul proclaimed that the redemption from sin is justification through Faith more than doing many works. However, his mission was a fruit of his freedom by the Spirit of Christ and his Apostolic Mission was to serve the Reconciliation

Today, St. Paul’s Journey is a symbol of how our journey should be. So to follow him, we have to confirm in our teaching that the misery which oppresses human beings because evil can only be understood according to the first Adam’s sin. Proclaiming the Kingdom of God through the teaching of St. Paul is to enlighten the world that there is no truth only in the second Adam, Jesus Christ.

References

36. The New Jerusalem Bible, Pocket Edition published (1990), Darton, Longman & Todd Ltd.
37. The Holy See (2007) Catechism of the Catholic Church, Geoffrey Chapman.
38. Maryvale Institute (2007), Introduction to the New Testament, Birmingham. Chap 5.

Pope: Lent, the temptation to remove God from ours lives and the world

Pope: Lent, the temptation to remove God from ours lives and the world
Benedict XVI said that Lent means building our lives “not outside” the Lord, “as if He did not exist.” The “desert” is the place of man’s weakness, but also a place where we experience the presence of God. From tonight the Pope and the Roman Curia begin their Lenten retreat preached by Cardl. Laurent Monsengwo Pasinya, Archbishop of Kinshasa.
Vatican City (AsiaNews) – ” The temptation has always been present in human history to remove God, to order our lives and the world on our own, relying solely on our own abilities.” The season of Lent is a time when with “patience” and “humility” we follow “the Lord every day, learning to build our life not outside of him or as if He did not exist, but in Him and with Him, because He is the source of true life”. Benedict XVI summed up the meaning of the liturgical season of Lent, now in its first Sunday, in front of thousands of pilgrims gathered in St Peter’s Square for the Angelus. 

Referring to the Sunday Gospel (Mark 1:12-13), which narrates Jesus’ period in the desert, the pope explained that the desert “has different meanings”: ” It may indicate the state of abandonment and loneliness, the “place” of man’s weakness where there are no supports and certainties, where temptation becomes stronger. But it may also indicate a place of refuge and shelter, as it was for the people of Israel who escaped from slavery in Egypt, where we can experience the presence of God in a special way. Jesus “ remained in the desert for forty days, tempted by Satan” (Mk 1.13). St. Leo the Great says that “the Lord willingly suffered the attack of the tempter to defend us with his help and to teach us by his example” (Tractatus XXXIX, 3 De ieiunio quadragesimae: CCL 138 / A, Turnholti 1973, 214-215)”.

Continuing to comment on the Gospel, the Pope added: “This is the time of fulfillment. The kingdom of God is at hand” (Mk 1.15), He announces that something new happens in Him: God speaks to man in an unexpected way, with a unique and concrete closeness, full of love, God becomes incarnate and enters the world of man to take sin upon himself, to overcome evil and bring man back into the world of God. But this proclamation is accompanied by a corresponding request for such a great gift. In fact, Jesus adds: “Repent and believe in the Gospel” (Mk 1.15), it is an invitation to have faith in God and to convert our lives each day to his will, directing all our actions and thoughts towards good. The season of Lent is a time to renew and strengthen our relationship with God through daily prayer, acts of penance, works of fraternal charity”

Before concluding his reflections, he asked everyone to pray for the week of spiritual exercises that he and the Roman Curia begin tonight. The preacher chosen for this year is Card. Laurent Monsengwo Pasinya, Archbishop of Kinshasa (Democratic Republic of Congo). The theme of the meditations will be “The communion of the Christian with God -” And our fellowship is with the Father and His Son, Jesus Christ “(1 Jn 1.3).”

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