Month: November, 2013

Wardiya d-Soubara – Le chapelet de l’Avent

 

 

 

 

L’Avent est la période durant laquelle les fidèles se préparent intérieurement à célébrer Noël.

Le temps de l’Avent (du latin adventus, « venue, avènement ») s’ouvre le 4e dimanche précédant Noël. Cette période prépare simultanément, la venue du Christ à Bethléem il y a deux mille ans, sa venue dans le cœur des hommes de tout temps et son avènement dans la gloire à la fin des temps : “Il est venu, Il vient, Il reviendra !”.

En Orient, le concile d’Ephèse de 430 a exalté la maternité divine de Marie et donné un grand relief à la célébration de la naissance humaine du Fils de Dieu. Dans ce contexte, les semaines qui précèdent la double fête de Noël et de l’Epiphanie constituent une sorte de méditation anticipée sur la venue du Sauveur et le salut opéré par la divination de la nature humaine. Les liturgies orientales s’octroient quatre ou cinq semaines pour chanter les événements qui ont préparé la naissance du Messie, les personnages qui ont joué un rôle déterminant dans cette préparation, en premier lieu Jean-Baptiste et la Vierge Marie, mais aussi tous les saints de l’Ancien Testament et enfin la transformation du monde désormais habité par le Dieu fait homme.

L’Avent célèbre ainsi le triple avènement du Seigneur : sa naissance à Bethléem dans le passé, sa venue dans les cœurs par la grâce, et son retour glorieux à la fin des temps. A partir de la mi-décembre commence une grande semaine de préparation à Noël, plus attentive à la commémoration du mystère de l’Incarnation et de la naissance du Sauveur (passé), pour que nous puissions mieux recevoir la grâce du salut (présent). La liturgie actualise ainsi le passé dans le présent, pour instaurer l’avenir ; elle le fait avec un art consommé, signe de la plénitude dont elle est dépositaire.

Source : www.liturgiecatholique.fr

 

 

Décès de Mgr Antun GORAL, de Bruxelles – Belgique


Décès de Mgr Antun GORAL, de Bruxelles – Belgique

Nous adressons nos plus sincères condoléances à la communauté chaldéenne de Bruxelles, en Belgique, qui vient de perdre Monseigneur (khouri) Antun GORAL, leur prêtre depuis 1989.

Mgr Antun est entré dans la paix du Seigneur le 26 novembre 2013 à l’âge de 79 ans.
Les funérailles auront lieu le vendredi 29 novembre à 12h en l’église Saint-Josse.

La célébration sera présidéé par Mgr Rabban AL-QAS, Évêque d’Ammadyya des Chaldéens (IRAQ) délégué par S.B. Mar Louis Raphaël I SAKO. Après la messe, Mgr Antun sera inhumé dans le cimetière d’Etterbeek.

Le pain de miséricorde, le repas en l’honneur du défunt sera donné dans la salle de l’église de Khuri Awdo, rue du noyer.
Adresse de l’église St Josse : Chaussée de Louvain, 99 – 1210 Saint-Josse-ten-Noode (Bruxelles – Belgique)

MGR (KHÛRI) ANTUN GÖRAL
2 AVRIL 1934 – 26 NOVEMBRE 2013

« Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime » Jn 15, 13

Mgr (Khuri) Antun GÖRAL est né le 2 avril 1934 à Mardin en Turquie. Après sa formation en Turquie et son service militaire, il part faire son séminaire en France à Saint-Sulpice à Paris. Par la suite, il fait une licence en sociologie en Turquie. Il est ordonné prêtre dans le diocèse de Bagdad en Iraq, le 29 juin 1963.

Après son ordination, de 1963 à 1980, il a servi le Christ dans l’église chaldéenne de Turque, en parcourant villes et villages à la recherche des familles chaldéennes pour répondre à leurs besoins. Lorsqu’il y a eu l’émigration à l’intérieur du pays, le passage des villages vers les grandes villes notamment vers Istanbul, il a accueilli les familles en répondant à leur besoin : un lieu pour dormir, un travail, de la nourriture, etc., il a été le père qui accueille ses enfants en aidant et en accompagnant ses enfants dans leurs difficultés. Il a été un refuge pour ses personnes désemparées venues des villages qui ne connaissaient rien à la ville. Il les a permis de vivre dignement dans la grande ville.

En 1981, il a été nommé comme le premier prêtre chaldéen à Stockholm en Suède. Il est un des piliers de l’église chaldéenne en Europe. On peut dire qu’il a mis la fondation de la présence de l’église chaldéenne dans cette diaspora, avec quelques autres prêtres. Par ses rapports et sa recherche acharnée, il a défendu le droit des Chaldéens aux près des autorités ecclésiastiques et civiles en Europe.

Entre les années 1981 et 1988, il a servi l’église chaldéenne partout en Suède.

En 1987, il y avait environ 100 familles chaldéennes en Belgique, sans prêtre, rassemblé surtout à Bruxelles. Voyant l’accroissement du nombre, Mgr Antun a demandé à S.B. le patriarche Mar Paul II CHEIKHO de passer de la Suède à Bruxelles.

C’est en 1er mars 1989 que Mgr Antun commence sa mission pastorale en Belgique, comme pasteur de la communauté chaldéenne tout en gardant des visites annuelles à la communauté en Suède avec laquelle il garde les contacts.
En gardant Bruxelles comme siège central de sa charge pastorale, Mgr Antun va sillonner toute la Belgique (Bruxelles, Malines, Anvers, Liège…) à la recherche des familles chaldéennes pour leur procurer les soins spirituels et autres. Après la guerre de Golf dans les années 1990, avec l’arrivée des Chaldéens et à cause de manque de prêtre en Hollande, Mgr Antun ira servir la communauté chaldéenne de Hollande, ainsi que la communauté de Münchengladbach en Allemagne. Disciple infatigable du Christ.

Mgr Antun dans toute sa vie, il a été un farouche défenseur, par tout et contre tout, de l’identité de l’église chaldéenne dans la diaspora, tout en restant très attaché à l’église chaldéenne de Turquie.
Nombreux sont les témoins de sa serviabilité et de son zèle dans l’amour au service de l’église chaldéenne. Il s’est dépensé sans réserve, dans le service de l’église. Il y a eu des moments où il faisait 700/800 km pour rendre visite et répondre aux besoins d’une famille chaldéenne. Il a été à l’image du bon berger qui cherche la brebis perdue.

Dans toute sa vie, Mgr Antun GÖRAL a réalisé la parole du Christ dans l’évangile de Saint Jean 15, 13 : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime ». Une vie totalement donnée à Dieu et à ses frères.

Merci, Mgr Antun, merci pour l’exemple du disciple que tu as donné, merci pour tout ce que tu as transmis que le Seigneur te récompense du don que tu as fait de ta vie par amour à son service dans l’église chaldéenne.
Tu resteras pour nous un exemple du prêtre qui donne sa vie par amour sans compter.

Merci.

Père Musa YARAMIS
Responsable de l’église chaldéenne à Bruxelles
Et coordinateur des prêtres chaldéens en Belgique

Mission Chaldéenne – Paroisse Saint Thomas Apôtre www.mission-chaldeenne.org
7-11 rue du Champ Gallois  95200 SARCELLES  – Tél. : 01 39 33 31 64 –  Fax : 01.34.19.74.58

 

ANNÉE DE LA FOI 2012-2013 – Paroisse St Thomas – Dernier bulletin n° 18 – Evangelii Gaudium

Sans titre

 

ANNEE DE LA FOI 2012-2013
Paroisse Saint Thomas Apôtre

Bulletin d’information n° 18
Dimanche 1er décembre 2013

 

La première exhortation apostolique du pape François, Evangelii Gaudium (La Joie de l’Evangile), vient d’être rendue publique. En voici une présentation et des extraits.

Le pape François a remis dimanche sa 1ère exhortation apostolique à 36 représentants de l’Eglise catholique. C’est par ce geste que s’achève officiellement l’Année de la Foi inaugurée par Benoît XVI le 11 octobre 2012, jour du 50ème anniversaire de l’ouverture du Concile Vatican II et quatre mois avant sa démission. (C’est aussi là notre dernier feuillet sur l’Année de la Foi). L’exhortation apostolique Evangelii Gaudium a été rendue publique mardi dernier. Le Pape François y développe le thème de l’annonce de l’Evangile dans le monde actuel. Pour sa rédaction, il s’est appuyé sur les travaux du synode sur “la nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi chrétienne, qui s’était tenu au Vatican en octobre 2012, tout en proposant sur de nombreux points une réflexion personnelle.

Après l’encyclique Lumen Fidei, rédigée en collaboration avec Benoît XVI, Evangelii Gaudium est le 1er texte entièrement de la main du Pape François. Il s’agit d’un appel vibrant à tous les baptisés afin que, avec une ferveur et un dynamisme nouveaux, ils portent à leurs prochains l’amour de Jésus dans un “état permanent de mission“, en évitant “le grand risque du monde d’aujourd’hui, celui de tomber dans “une tristesse individualiste“. Evangelii Gaudium est un texte dense, qui compte près de 300 points, et structuré en 5 chapitres. Voici quelques extraits de cette exhortation, que nous vous conseillons vivement de lire en entier (sur le site web du Vatican : www.vatican.va).

 

La joie de l’Évangile

La joie de l’évangile remplit le cœur et toute la vie de ceux qui rencontrent Jésus. Ceux qui se laissent sauver par lui sont libérés du péché, de la tristesse, du vide intérieur, de l’isolement. Avec Jésus Christ la joie naît et renaît toujours. Dans cette exhortation je désire m’adresser aux fidèles chrétiens, pour les inviter à une nouvelle étape évangélisatrice marquée par cette joie et indiquer des voies pour la marche de l’Église dans les prochaines années.

La tristesse individualiste du monde d’aujourd’hui

Le grand risque du monde d’aujourd’hui, avec son offre de consommation multiple et écrasante, est une tristesse individualiste qui vient du cœur bien installé et avare, de la recherche malade de plaisirs superficiels, de la conscience isolée. Quand la vie intérieure se ferme sur ses propres intérêts, il n’y a plus de place pour les autres, les pauvres n’entrent plus, on n’écoute plus la voix de Dieu, on ne jouit plus de la douce joie de son amour, l’enthousiasme de faire le bien ne palpite plus. Même les croyants courent ce risque, certain et permanent. Beaucoup y succombent et se transforment en personnes vexées, mécontentes, sans vie. Ce n’est pas le choix d’une vie digne et pleine, ce n’est pas le désir de Dieu pour nous, ce n’est pas la vie dans l’Esprit qui jaillit du cœur du Christ ressuscité.

Rencontrer personnellement le Christ

J’invite chaque chrétien, en quelque lieu et situation où il se trouve, à renouveler aujourd’hui même sa rencontre personnelle avec Jésus Christ ou, au moins, à prendre la décision de se laisser rencontrer par lui, de le chercher sans cesse. Il n’y a pas de motif pour lequel quelqu’un puisse penser que cette invitation n’est pas pour lui.

Dans les épreuves de la vie, la joie de la foi

Je reconnais que la joie ne se vit pas de la même façon à toutes les étapes et dans toutes les circonstances de la vie, parfois très dure. Elle s’adapte et se transforme, et elle demeure toujours au moins comme un rayon de lumière qui naît de la certitude personnelle d’être infiniment aimé, au-delà de tout.

Laisser Dieu nous conduire au-delà de nous-mêmes

C’est seulement grâce à cette rencontre – ou nouvelle rencontre – avec l’amour de Dieu, qui se convertit en heureuse amitié, que nous sommes délivrés de notre conscience isolée et de l’auto-référence. Nous parvenons à être pleinement humains quand nous sommes plus qu’humains, quand nous permettons à Dieu de nous conduire au-delà de nous-mêmes pour que nous parvenions à notre être le plus vrai. Là se trouve la source de l’action évangélisatrice. Parce que, si quelqu’un a accueilli cet amour qui lui redonne le sens de la vie, comment peut-il retenir le désir de le communiquer aux autres ?

L’évangélisation, œuvre de Dieu

Bien que cette mission nous demande un engagement généreux, ce serait une erreur de la comprendre comme une tâche personnelle héroïque, puisque l’œuvre est avant tout la sienne, au-delà de ce que nous pouvons découvrir et comprendre. Jésus est « le tout premier et le plus grand évangélisateur ».

Le droit à l’Évangile

L’évangélisation est essentiellement liée à la proclamation de l’Évangile à ceux qui ne connaissent pas Jésus ou l’ont toujours refusé. Beaucoup d’entre eux cherchent Dieu secrètement, poussés par la nostalgie de son visage, même dans les pays d’ancienne tradition chrétienne. Tous ont le droit de recevoir l’Évangile. Les chrétiens ont le devoir de l’annoncer sans exclure personne, non pas comme quelqu’un qui impose un nouveau devoir, mais bien comme quelqu’un qui partage une joie.

« Allez enseigner les nations », dit Jésus

Aujourd’hui, dans cet allez de Jésus, sont présents les scénarios et les défis toujours nouveaux de la mission évangélisatrice de l’Église, et nous sommes tous appelés à cette nouvelle « sortie » missionnaire. Tout chrétien et toute communauté discernera quel est le chemin que le Seigneur demande, mais nous sommes tous invités à accepter cet appel : sortir de son propre confort et avoir le courage de rejoindre toutes les périphéries qui ont besoin de la lumière de l’Évangile.

Foi et raison

La foi ne craint pas la raison ; au contraire elle la cherche et lui fait confiance, parce que « la lumière de la raison et celle de la foi viennent toutes deux de Dieu » et ne peuvent se contredire entre elles.

Le dialogue œcuménique

L’engagement œcuménique répond à la prière du Seigneur Jésus qui demande « que tous soient un » (Jn 17,21). La crédibilité de l’annonce chrétienne serait beaucoup plus grande si les chrétiens dépassaient leurs divisions et si l’Église réalisait « la plénitude de catholicité qui lui est propre en ceux de ses fils qui, certes, lui appartiennent par le baptême, mais se trouvent séparés de sa pleine communion ».

Les autres réalités, politiques, religieuses et culturelles

L’évangélisation implique aussi un chemin de dialogue qui permette à l’Eglise de collaborer avec toutes les réalités politiques, sociales, religieuses et culturelles. L’enrichissement réciproque est important : « Nous pouvons apprendre tant de choses les uns des autres ! », le dialogue interreligieux, qui doit être mené avec une identité claire et joyeuse, est une condition nécessaire pour la paix dans le monde et il n’éclipse pas l’évangélisation ; le Pape implore humblement les pays de tradition musulmane d’assurer la liberté religieuse aux chrétiens, prenant en compte la liberté dont les croyants de l’Islam jouissent dans les pays occidentaux !

Ceux qui cherchent la vérité, la bonté, la beauté

Comme croyants, nous nous sentons proches aussi de ceux qui, ne se reconnaissant d’aucune tradition religieuse, cherchent sincèrement la vérité, la bonté, la beauté, qui pour nous ont leur source en Dieu. Nous les voyons comme de précieux alliés dans l’engagement pour la défense de la dignité humaine, la construction d’une cohabitation pacifique entre les peuples et la protection du créé.

L’Esprit Saint évangélisateur

Comme je voudrais trouver les paroles pour encourager une période évangélisatrice plus fervente, joyeuse, généreuse, audacieuse, pleine d’amour profond, et de vie contagieuse ! Mais je sais qu’aucune motivation ne sera suffisante si ne brûle dans les cœurs le feu de l’Esprit.

L’amour de Jésus sauveur

La première motivation pour évangéliser est l’amour de Jésus que nous avons reçu, l’expérience d’être sauvés par lui qui nous pousse à l’aimer toujours plus. Si nous ne ressentons pas l’intense désir de le communiquer, il est nécessaire de prendre le temps de lui demander dans la prière qu’il vienne nous séduire. Nous avons besoin d’implorer chaque jour, de demander sa grâce pour qu’il ouvre notre cœur froid et qu’il secoue notre vie tiède et superficielle.

L’enthousiasme pour la mission

Parfois, nous perdons l’enthousiasme pour la mission en oubliant que l’Évangile répond aux nécessités les plus profondes des personnes, parce que nous avons tous été créés pour ce que l’Évangile nous propos : l’amitié avec Jésus et l’amour fraternel. Nous disposons d’un trésor de vie et d’amour qui ne peut tromper, le message qui ne peut ni manipuler ni décevoir. C’est une réponse qui se produit au plus profond de l’être humain et qui peut le soutenir et l’élever.

À la suite de Jésus crucifié

Le don de Jésus sur la croix n’est autre que le sommet de ce style qui a marqué toute sa vie. Séduits par ce modèle, nous voulons nous intégrer profondément dans la société, partager la vie de tous et écouter leurs inquiétudes, collaborer matériellement et spirituellement avec eux dans leurs nécessités, nous réjouir avec ceux qui sont joyeux, pleurer avec ceux qui pleurent et nous engager pour la construction d’un monde nouveau, coude à coude avec les autres.

Le modèle de la Vierge Marie

Il y a un style marial dans l’activité évangélisatrice de l’Église. Car, chaque fois que nous regardons Marie nous voulons croire en la force révolutionnaire de la tendresse et de l’affection. En elle, nous voyons que l’humilité et la tendresse ne sont pas les vertus des faibles, mais des forts, qui n’ont pas besoin de maltraiter les autres pour se sentir importants.

 

Retrouvez ces informations sur www.mission-chaldeenne.org et sur www.chaldeaneurope.org

Nota Bene : Merci à www.vatican.va et à www.famillechretienne.fr et Jean-Marie Dumont.

Mission Chaldéenne – Paroisse Saint Thomas Apôtre www.mission-chaldeenne.org
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