ANNEE DE LA FOI 2012-2013 – Paroisse St Thomas Apôtre – Bulletin n° 17 – Dernières catéchèses du pape François

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AN
NEE DE LA FOI 2012-2013
Paroisse Saint Thomas Apôtre

Bulletin d’information n° 17
Dimanche 24 novembre 2013

 

 

Nous vous proposons de retrouver dans ce numéro une synthèse des deux dernières catéchèses du pape François pour cette Année de la Foi qui se clôture aujourd’hui.

Le pape François clôture aujourd’hui, en la solennité du Christ-Roi, cette Année de la Foi promulguée en octobre 2012 par le pape émérite Benoît XVI. Nous revenons donc sur les deux dernières catéchèses de cette Année de la Foi données par le pape François, concernant cette phrase de la prière du Credo : « Je reconnais un seul baptême pour le pardon des péchés. »

Lors de la messe conclusive de l’Année de la Foi, le pape François a remis à l’Eglise l’Exhortation apostolique* « Evangelii gaudium », qui sera publiée dans deux jours et dont nous vous ferons une synthèse dans le prochain et dernier numéro de ces feuillets de l’année de la foi.

* Texte semblable à une encyclique présentant habituellement les conclusions du pape à une réflexion collective, à guider les fidèles.

Chers frères et sœurs,

Dans le Credo, à travers lequel chaque dimanche nous faisons notre profession de foi, nous affirmons : « Je reconnais un seul baptême pour le pardon des péchés ». Il s’agit de l’unique référence explicite à un sacrement à l’intérieur du Credo. En effet, le baptême est la ‘porte’ de la foi et de la vie chrétienne. Jésus Ressuscité laissa cette consigne aux Apôtres : « Allez dans le monde entier, proclamez l’Évangile à toute la création. Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé » (Mc 16, 15-16). La mission de l’Église est d’évangéliser et de remettre les péchés à travers le sacrement baptismal. L’expression peut être divisée en trois points : « je reconnais » ; « un seul baptême » ; « pour la rémission des péchés ».

« Je reconnais ». C’est un terme solennel qui indique la grande importance de l’objet, c’est-à-dire du Baptême. En effet, en prononçant ces mots, nous affirmons notre véritable identité de fils de Dieu. Le Baptême est, dans un certain sens, la carte d’identité du chrétien, son acte de naissance, et l’acte de naissance de l’Église. Durant toute votre vie, ne laissez personne voler votre identité chrétienne ! Vous connaissez tous le jour où vous êtes nés et vous fêtez votre anniversaire, n’est-ce pas ? Qui d’entre vous se rappelle de la date de son baptême ? Aujourd’hui, quand vous rentrez chez vous, demandez quel jour vous avez été baptisés, cherchez, car il s’agit du 2ème anniversaire ; Le 1er est celui de la naissance à la vie et le 2ème est celui de la naissance à l’Église. Chercher et rendre grâce au Seigneur parce que le jour du baptême, il nous a ouvert la porte de son Église. Dans le même temps, notre foi dans la rémission des péchés est liée au baptême. Le sacrement de la pénitence (confession) est, en effet, comme un « 2ème baptême », qui renvoie toujours au premier pour le consolider et le renouveler. Le jour de notre baptême est le point de départ d’un très beau chemin, un chemin vers Dieu qui dure toute la vie, un chemin de conversion qui est sans cesse soutenu par le sacrement de la pénitence. Quand nous allons nous confesser de nos faiblesses, de nos péchés, nous allons demander le pardon de Jésus, mais nous allons aussi renouveler le baptême avec ce pardon. Et cela est beau, c’est comme fêter le jour du baptême dans chaque confession. La confession n’est donc pas une séance dans une salle de torture, mais c’est une fête. La confession est pour les baptisés ! Pour garder propre la tunique blanche de notre dignité chrétienne !

« Un seul baptême ». Cette expression rappelle celle de saint Paul : « Un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême » (Ep 4, 5). Le mot « baptême » signifie littéralement « immersion », et en effet, ce sacrement constitue une véritable immersion spirituelle dans la mort du Christ, dont on ressuscite avec Lui comme nouvelles créatures (cf. Rm 6, 4). Le baptême nous illumine de l’intérieur à travers la lumière de Jésus. En vertu de ce don, le baptisé est appelé à devenir lui-même « lumière » – la lumière de la foi qu’il a reçue – pour ses frères, en particulier pour ceux qui sont dans les ténèbres et n’entrevoient aucune lueur de clarté à l’horizon de leur vie. Le Baptême, pour moi, est-il un fait du passé, isolé dans une date (celle que vous chercherez aujourd’hui) ou une réalité vivante, qui concerne mon présent, à chaque instant ? Le baptême donne force et lumière. Te sens-tu illuminé, avec cette lumière qui vient du Christ ? Es-tu un homme, une femme de lumière ? Ou bien es-tu une personne obscure, sans la lumière de Jésus ? Il faut prendre la grâce du baptême, qui est un don, et devenir lumière pour tous !

« Pour la rémission des péchés ». Dans le sacrement du baptême, tous les péchés sont remis, le péché original et tous les péchés personnels, ainsi que toutes les peines du péché. Avec le baptême, on ouvre la porte à une réelle nouveauté de vie qui n’est pas opprimée par le poids d’un passé négatif, mais qui est déjà touchée par la beauté et la bonté du Royaume des cieux. Il s’agit d’une intervention puissante de la miséricorde de Dieu dans notre vie, pour nous sauver. Cette intervention salvifique n’ôte pas sa faiblesse à notre nature humaine – nous sommes tous faibles et nous sommes tous pécheurs – et elle ne nous ôte pas la responsabilité de demander pardon chaque fois que nous nous trompons ! Je ne peux pas être baptisé plusieurs fois, mais je peux me confesser et renouveler ainsi la grâce du baptême. Le Seigneur Jésus est si bon et il ne se lasse jamais de nous pardonner. Même lorsque la porte que le baptême nous a ouverte pour entrer dans l’Église se referme un peu, à cause de nos faiblesses et de nos péchés, la confession la rouvre, précisément parce qu’elle est comme un 2ème baptême qui nous pardonne tout et nous illumine pour aller de l’avant avec la lumière du Seigneur. Allons de l’avant ainsi, joyeux, parce que la vie doit être vécue avec la joie de Jésus Christ : et c’est une grâce du Seigneur.

Poursuivons le thème de la rémission des péchés, mais en référence à ce qu’on appelle le « pouvoir des clés », qui est un symbole biblique de la mission donnée par Jésus aux apôtres.

Nous devons tout d’abord nous rappeler que le protagoniste du pardon des péchés c’est l’Esprit-Saint. Lors de sa première apparition aux apôtres, au Cénacle, Jésus ressuscité a fait le geste de souffler sur eux en disant : « Recevez l’Esprit-Saint. Ceux à qui vous remettrez leurs péchés, ils leur seront remis ; ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus. » (Jn 20,22-23). Transfiguré dans son corps, Jésus est désormais l’Homme nouveau, qui offre les dons du mystère pascal, fruit de sa mort et de sa résurrection : La paix, la joie, le pardon des péchés, la mission, mais surtout il donne l’Esprit-Saint qui est la source de tout cela.

L’Église est dépositaire du pouvoir des clés, d’ouvrir ou de fermer au pardon. Dans sa souveraine miséricorde, Dieu pardonne tout homme, mais il a voulu lui-même que ceux qui appartiennent au Christ et à son Église reçoivent le pardon par l’intermédiaire des ministres de la communauté. De cette manière, Jésus nous appelle à vivre aussi la réconciliation dans sa dimension ecclésiale, communautaire. Et c’est très beau : L’Église, qui est sainte et qui a en même temps besoin de pénitence, accompagne notre chemin de conversion tout au long de notre vie. L’Église n’est pas la prioritaire du pouvoir des clés, mais elle est la servante du ministère de la miséricorde et elle se réjouit chaque fois qu’elle peut offrir ce don de Dieu. Beaucoup, aujourd’hui, ne comprennent pas la dimension ecclésiale du pardon, parce que l’individualisme, le subjectivisme dominent et nous aussi, les chrétiens, nous en subissons l’influence.

Bien sûr, Dieu pardonne à tout pécheur qui se repent, personnellement, mais le chrétien est lié au Christ, et le Christ est uni à l’Église. Pour nous, chrétiens, c’est un don supplémentaire, et c’est aussi un engagement supplémentaire : passer humblement par le ministère ecclésial. Et c’est beau, cela nous donne la certitude que Dieu nous pardonne toujours, ne se lasse pas de pardonner. Et nous ne devons pas nous lasser d’aller demander pardon. Les prêtres aussi doivent se confesser, et les évêques aussi : nous sommes tous pécheurs. Même le pape se confesse tous les quinze jours, parce que le pape aussi est pécheur. On entend parfois des personnes affirmer qu’elles se confessent directement à Dieu… Oui, Dieu t’écoute toujours, mais dans le sacrement de la Réconciliation, il envoie un frère t’apporter le pardon, la certitude du pardon, au nom de l’Église.

Chers frères, en tant que membres de l’Église, sommes-nous conscients de ce don que nous offre Dieu lui-même ? Est-ce que nous savons la mettre en valeur avec simplicité et assiduité ? N’oublions pas que Dieu ne se lasse jamais de nous pardonner ; par le ministère du prêtre, en nous serrant à nouveau dans ses bras, il nous régénère et nous permet de nous relever et de reprendre à nouveau notre chemin. Parce que c’est cela notre vie : nous relever sans cesse et reprendre notre chemin.

Nota Bene : Merci à www.vatican.va

Mission Chaldéenne – Paroisse Saint Thomas Apôtre www.mission-chaldeenne.org /     Paroisse.st.thomas@gmail.com
7-11 rue du Champ Gallois  95200 SARCELLES Tél. : 01 39 33 31 64 –  Fax : 01.34.19.74.58

 

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