ANNEE DE LA FOI 2012-2013 – Paroisse St Thomas Apôtre – Bulletin n° 10 – Les indulgence plénières


ANN
EE D
E LA FOI 2012-2013

Paroisse Saint Thomas Apôtre

Bulletin d’information n° 10
Dimanche 22 septembre  2013

 

Indulgences plénières accordées pendant l’Année de la Foi

A l’occasion de l’Année de la foi, qui a débutée le 11 octobre 2012, le pape émérite Benoît XVI a accordé l’indulgence plénière, jusqu’au 24 novembre 2013, en la Solennité de Notre Seigneur Jésus-Christ le Roi. La Pénitencerie Apostolique* a émis un décret pour enrichir d’«indulgences particulières » une série d’« exercices de piété » à accomplir tout au long de cette période.

Selon la doctrine catholique, le péché est effacé par le sacrement du pardon (confession). Mais ce sacrement n’enlève pas la peine temporelle due au péché, qui se traduit généralement par un temps de purgatoire si elle n’est pas d’abord purgée sur terre par des actes de foi et de charité (actes de réparation). Cette peine temporelle peut être atténuée (partielle) voire effacée (plénière) par l’indulgence.

Le décret précise que tout fidèle pourra acquérir « l’indulgence plénière » des peines attachées à ses péchés, ainsi que tout « vrai » repenti qui, après s’être dûment confessé, aura prié aux intentions du pape. « En vertu du pouvoir conféré par le Christ », explique le décret, tous ceux qui se plieront aux prescriptions particulières de cette indulgence en tireront bénéfice, et les conditions à suivre sont au nombre de quatre :
– assister à au moins trois prédications de mission, ou à trois leçons sur les Actes du concile Vatican II et sur les articles du Catéchisme ;
– prendre part à une cérémonie, se recueillir ou réciter le Notre Père, le Credo, les invocations à la Vierge, aux apôtres ou aux autres saints, à chaque fois qu’on entre en pèlerin dans une basilique papale, une catacombe, une cathédrale ou un sanctuaire désigné par l’ordinaire du lieu ;
– assister à la messe ou aux vêpres, où l’on peut professer sa foi, chaque fois que le dira l’ordinaire du lieu et durant les solennités ;
– renouveler ses promesses de baptême à chaque fois que l’on visite un baptistère.

*Tribunal suprême de l’Eglise catholique pour les questions touchant le for interne (ce qui relève du secret de la conscience et de la responsabilité de chacun).


Aux origines de l’indulgence

Sa pratique, héritée du droit romain, remonte au IIIe siècle. Il s’agit alors de réintégrer dans le giron de l’Église les chrétiens ayant apostasié pendant les persécutions. Au XIIe siècle, elle reçoit une définition juridique dans les décrétales pontificales1 : une distinction est clairement établie entre l’absolution, réservée à Dieu, et l’indulgence, qui permet la réconciliation avec l’Église. Les conciles des Xe et XIe siècle s’efforcent de limiter la part d’appréciation du prêtre en fixant des barèmes généraux. Mais au Moyen Âge, le « cours » de l’indulgence ne cesse de baisser : il faut de moins en moins d’efforts pour obtenir une indulgence de plus en plus large. Dès lors, la pratique des indulgences est donc davantage perçue comme une forme de corruption au cours du XVIe siècle.

Suite à la Réforme luthérienne, l’Église catholique mettra un frein aux abus les plus criants. Ainsi, le pape Léon X, dans sa condamnation de Luther, rappelle la distinction entre rémission de la peine temporelle et rémission du péché à proprement parler. Néanmoins, la pratique de l’indulgence perdure jusqu’à nos jours, encadrée d’abord par la Congrégation des indulgences, créée par Clément VIII (1592-1605) et intégrée à la Curie romaine par Clément IX en 1669 – ses compétences sont transférées depuis 1917 à la Pénitencerie apostolique, qui en a toujours la charge.

La doctrine des indulgences a été rappelée par le concile Vatican II puis la constitution apostolique Indulgentiarum doctrina de Paul VI, reprise dans le Code de droit canonique de 1983 (chapitre IV du titre IV portant sur le sacrement de pénitence). Dans le Catéchisme de l’Eglise Catholique de 1992 (§ 1471–1479), l’Église réaffirme son droit à octroyer les indulgences, « en vertu du pouvoir de lier et de délier qui lui a été accordé par le Christ Jésus » (§ 1478). Elle précise que l’indulgence libère seulement de la « peine temporelle » du péché et non de la « peine éternelle » – c’est-à-dire de la privation de la « vie éternelle », de la communion avec Dieu. Si la pratique est moins courante que par le passé, elle subsiste clairement : ainsi, le Catéchisme recommande toujours, avec l’aumône et les œuvres de pénitence, l’usage des indulgences en faveur des défunts (§ 1032). La principale indulgence est accordée à l’occasion du jubilé, dont elle est l’« un des éléments constitutifs » selon Jean-Paul II (bulle d’indiction Incarnationis mysterium, § 9.1). C’est à l’occasion du jubilé de l’an 2000 que la Pénitencerie apostolique a jugé bon de rappeler les conditions d’acquisition de l’indulgence. Dans tous les cas – indulgence plénière ou partielle -, le fidèle doit être en « état de grâce »2.

En ce qui concerne les indulgences partielles, elles se comptaient traditionnellement en jours, mois ou années. Cette durée ne prétendait pas correspondre à une remise directe (en jours, mois, année) de purgatoire équivalente. Cette durée permettait de canaliser les dévotions populaires, par la plus ou moins grande approbation qu’elle leur dénotait de la part de l’autorité sacrée. Ainsi Pie IX accorda-t-il des indulgences dès 1847 aux prières à Notre-Dame de la Salette, afin de marquer par sa faveur le désir qu’il avait d’une reconnaissance officielle de l’apparition. C’est en 1967, suite au Concile Vatican II, que Paul VI a supprimé la référence à un nombre de jours ou d’années déterminé : désormais on ne parle plus que d’indulgence partielle ou plénière. Les indulgences partielles peuvent être concédées par l’autorité épiscopale, les indulgences plénières étant le fait réservé de la Pénitencerie apostolique.

1 Une décrétale est une lettre par laquelle le pape, en réponse à une demande, édicte une règle en matière disciplinaire ou canonique.
2 Etat de l’âme pardonnée, graciée par Dieu. L’état de grâce se perd par le péché mortel et ne peut être retrouvé que par le sacrement de la réconciliation.


Conditions générales pour obtenir une indulgence plénière

Pour avoir capacité à gagner des indulgences, il faut être baptisé, non excommunié et en état de grâce. Pour qu’un sujet gagne des indulgences, il doit avoir l’intention de les gagner et accomplir les œuvres prescrites (voir première page). L’indulgence plénière ne peut être acquise qu’une seule fois par jour.
* Recevoir le sacrement de pénitence.
* Participer à la messe en recevant la sainte communion.
* Prier aux intentions du Saint-Père
* Suivre les dispositions de son diocèse pour l’obtention des indulgences.

Dans le Diocèse de Paris, les dispositions du Pape s’appliquent comme suit :
* Chaque fois qu’ils accompliront un pèlerinage à la cathédrale Notre-Dame de Paris, à la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, à la basilique Notre-Dame-des-Victoires, à la basilique Notre-Dame du Perpétuel-Secours, à l’église Saint-Etienne-du-Mont, à l’église Saint-Marcel, à l’église Saint-Denys-de-la-Chapelle ou à la chapelle Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse, en participant à un office liturgique ou à un exercice de piété se concluant par la récitation du Notre Père et de la Profession de foi.
* Chaque fois que les fidèles participeront à au moins trois temps d’enseignement sur le Concile Vatican II ou sur le Catéchisme de l’Église Catholique.
* un jour librement choisi par les fidèles, sur le lieu de leur baptême, où ils renouvelleront leurs promesses baptismales.
* Le 24 novembre 2013, en la solennité de Jésus Christ Roi de l’univers, qui conclura l’Année de la foi, en recevant la Bénédiction papale qui conclura la messe que le Cardinal André Vingt-Trois célèbrera à Notre-Dame de Paris.
Lorsque je commets un péché, seul le pardon de Dieu vient restaurer la relation avec Lui et avec mes frères. C’est le fruit du sacrement de réconciliation. Pour autant, je ne peux pas toujours réparer le mal commis, je devrai donc un jour m’acquitter de cette peine temporelle due au péché. C’est le sens du purgatoire, comme ultime purification passive.
En faisant une démarche de foi, dans des conditions particulières et en des lieux déterminés, je bénéficie, dans la communion des Saints, de la remise de cette peine.

Quelques actes auxquels est attachée une indulgence plénière :
–    réciter le chapelet dans une église seul ou à plusieurs.
–    adorer le Saint-Sacrement pendant une demi-heure au moins.
–    une demi-heure de lecture de la Bible.
–    recevoir la bénédiction papale urbi et orbi, à Pâques, à Noël, ou lors de l’élection d’un nouveau pape, même par des moyens audiovisuels.
–    participer (dans un esprit de pèlerinage) aux Journées Mondiales de la Jeunesse.

 

Le don des indulgences aux JMJ 2013 de Rio

La Journée mondiale de la jeunesse de Rio de Janeiro (22-29 juillet 2013) a été l’occasion pour les jeunes, dont les 104 pèlerins de la paroisse chaldéenne St Thomas Apôtre de Sarcelles, de remporter une victoire contre le mal, à commencer par eux-mêmes : ils ont pu recevoir “l’indulgence plénière” (aux 4 conditions principales prévues par l’Eglise – voir en 1ère page). Autrement dit, ils ont pu repartir renouvelés dans les promesses de leur baptême, leur robe de baptême comme neuve. Les “conditions” mises à l’indulgence sont cette réponse et cette participation active de la liberté à la libération proposée par Dieu. Une porte d’entrée dans la victoire du Christ sur le mal. La sainteté et la guérison sont en effet les fruits de l’indulgence, qui permet aux baptisés de puiser aux mérites infinis du Christ, Rédempteur de l’homme, moyennant le renoncement au mal.

Le Grand pénitencier, le cardinal Monteiro de Castro, indique dans un décret du 24 juin, publié le 9 juillet par le Saint-Siège, que le pape François accorde « le don des Indulgences » aux « jeunes et à tous les fidèles bien préparés », afin qu’ils puissent, « en union avec les objectifs spirituels de l’Année de la foi proclamée par le pape Benoît XVI, obtenir les fruits espérés de sanctification ».

A l’indulgence plénière accordée aux jeunes qui participeront aux rendez-vous de prière et aux sacrements à l’occasion de la JMJ, s’ajoute l’indulgence plénière accordée aux catholiques participant spirituellement aux célébrations par la télévision, la radio, ou les nouveaux moyens de communication sociale.

Mgr Krzysztof Nykiel, régent de la pénitencerie, souligne que « le pape a exhorté à plusieurs reprises à retourner au Seigneur, à ne pas avoir peur de demander son pardon, à fuir la tentation et tout attachement au mal et au péché et à trouver refuge dans son amour miséricordieux ». La mission de l’Église est en effet « d’annoncer au monde l’amour miséricordieux de Dieu, en Jésus-Christ » et « l’indulgence est la manifestation concrète de la miséricorde de Dieu » : « Le don des indulgences s’inscrit dans cette mission d’annoncer le salut au monde. »

Aujourd’hui, les jeunes « sont très exposés à toutes sortes de tentations (argent facile, drogue, sexe, etc), ils ont besoin de connaître le pouvoir destructeur du péché pour faire ensuite le choix de s’en détacher totalement et de s’ouvrir à la puissance bénéfique et salutaire de la miséricorde du Père », constate Mgr Nykiel. « La JMJ peut être pour eux une occasion de redécouvrir l’importance salvifique (vivifiante) du sacrement de la pénitence. Il ne faut pas oublier que, en plus de remettre les péchés, ce sacrement a une grande puissance thérapeutique de guérison et peut donc aider énormément les jeunes à répondre avec un plus grand élan à leur appel personnel et universel à la sainteté… C’est le message de l’Église aux jeunes catholiques – qui y ont participé – « Allez évangéliser avec vos dons personnels ! Allez témoigner de la joie de la rencontre avec le Christ ressuscité ! Allez et soyez les messagers de la miséricorde de Dieu qui est toujours plus grande que le mal et que le péché du monde » », conclut-t’il.

Vous trouverez régulièrement des informations sur www.mission-chaldeenne.org / www.chaldeaneurope.org / www.facebook.com/st.thomas.apotre 

Nota Bene – Merci à Zenit.org, et VIS (Vatican Information Services).

Mission Chaldéenne – Paroisse S Thomas Apôtre www.mission-chaldeenne.org / Paroisse.st.thomas@gmail.com
7-11 rue du Champ Gallois  95200 SARCELLES Tél. : 01 39 33 31 64 –  Fax : 01.34.19.74.58

 

No comments yet

Comments are closed

Michigan SEO