ANNEE DE LA FOI 2012-2013 – Paroisse Saint Thomas Apôtre – Bulletin d’information n° 2

ANNEE DE LA FOI 2012-2013

Paroisse Saint Thomas Apôtre

Bulletin d’information n° 2

Dimanche 4 novembre 2012

 

Le Saint-Père Benoît XVI a convoqué la XIIIe Assemblée Générale Ordinaire du Synode des Évêques,
du 7 au 28 Octobre 2012.
Le pape Benoît XVI a convoqué la XIIIe assemblée générale ordinaire du Synode des Evêques, du 7 au 28 octobre 2012, sur le thème : « La Nouvelle Evangélisation pour la transmission de la foi chrétienne ». C’est le principal évènement qui a marqué le début de cette ‘Année de la Foi’.

 

« Dieu a rompu le silence » a fait observer Benoit XVI à l’ouverture du Synode, et la réponse de l’homme c’est la confession de foi, qui « implique la disponibilité à donner sa vie » et se propage par le feu de la charité. « Cet embrasement d’amour communicatif, c’est cela la nouvelle évangélisation. »

« Nouvelle Evangélisation signifie une réponse adéquate aux signes des temps, aux besoins des hommes et des peuples d’aujourd’hui… Elle signifie promotion d’une culture enracinée plus en profondeur dans l’Evangile. »

Le pape propose trois moyens : la prière, la « confessio » (la profession publique de la foi), la charité.

« Notre passion doit grandir dans la foi, doit se transformer en feu de la charité. (…) Le chrétien ne doit pas être tiède. (…) La foi doit devenir en nous flamme d’amour : flamme qui, réellement, embrase mon être, devient la grande passion de mon être et ainsi embrase mon prochain. Voilà l’essence de l’évangélisation ».

Qu’est-ce qu’un Synode ?

Le Synode est un corps consultatif, constitué d’évêques représentants les conférences épiscopales du monde entier. Il se réunit périodiquement pour discuter des questions majeures pour l’Église.

Synode est un mot grec « syn-hodos » qui signifie « réunion », « congrès ». Le synode est en effet un lieu où les évêques se rencontrent entre eux, autour du pape et avec lui ; celui-ci le convoque en tant qu’instrument de « consultation et de collaboration ». C’est donc un lieu d’échange d’informations et d’expériences, en vue d’une recherche commune de solutions pastorales universellement valides.

Le premier synode connu fut celui convoqué par Victor Ier à Rome en 190 pour la fixation de la date de Pâques. Dès le IIIe siècle après J.-C., on voit apparaître des conciles convoqués pour régler des crises ou des conflits locaux.

Les termes « synode » et « concile » furent longtemps synonymes. Ce n’est qu’au XXe siècle que l’on commença à donner le nom de synode aux assemblées locales ou régionales, afin de réserver le mot « concile » aux synodes généraux ou encore universels, comme par exemple les conciles œcuméniques.

Au sein de l’Église catholique, le Synode des évêques a été institué par Paul VI en 1965 à l’issue du concile Vatican II. Le dernier  synode en date a eu lieu en octobre 2008 sur le thème : « La Parole de Dieu dans la vie et dans la mission de l’Église ».

Pourquoi un XIIIe synode ?

Benoît XVI a lancé le synode consacré à la nouvelle évangélisation par un appel au sursaut spirituel : « La communauté chrétienne a toujours besoin d’être évangélisée, si elle veut garder fraicheur, élan et force pour annoncer l’Evangile : confrontation avec les défis du monde, témoignage d’amour et de partage, dialogue œcuménique, et interreligieux, soutien des initiatives de justice sociale et de solidarité… »

C’est ainsi qu’est apparue l’exigence d’une annonce renouvelée de l’Evangile dans les sociétés sécularisées, avec la double certitude que, d’une part, c’est Lui seul, le Christ, la vraie nouveauté qui répond aux attentes de l’homme de chaque époque, et de l’autre, que son message requiert d’être transmis de façon adéquate aux contextes sociaux et culturels qui ont changé.

Mais attention ! Nouvelle Evangélisation ne signifie pas « Nouvel Evangile » car « Jésus Christ est le même hier et aujourd’hui, il le sera à jamais » (Hébr. 13, 8).

« Que le monde de notre temps qui cherche, tantôt dans l’angoisse, tantôt dans l’espérance, puisse recevoir la Bonne Nouvelle, non d’évangélisateurs tristes et découragés, impatients ou anxieux, mais de ministres de l’Évangile dont la vie rayonne de ferveur ». Paul VI, Exhortation apostolique « Evangelii nuntiandi » § 80.

Le synode sur la Nouvelle Evangélisation en bref

Le thème : « La nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi chrétienne ».

Les participants : 400 participants, dont 262 pères synodaux des cinq continents (140 n’avaient jamais participé à un Synode), c’est le plus grand nombre de participants que n’a jamais connu un synode ; 45 experts et 49 auditeurs, des délégués fraternels, représentant 15 Églises et communautés ecclésiales.

Les grands textes : Les Lineamenta : questions posées à tous les diocèses, mouvements et services d’Église. L’Instrumentum laboris, qui synthétise toutes les réponses du monde entier.

Homélie d’ouverture du 7 octobre : Benoît XVI prend Vatican II comme « boussole » et invoque « une effusion spéciale de l’Esprit Saint ».

Message au peuple de Dieu : la rencontre avec le Christ est proposée comme l’objectif ultime d’évangélisation, dans les terres d’ancienne chrétienté, comme au Sud.

58 proposition finales des évêques : elles formeront la base de la future exhortation apostolique post-synodale que le pape devrait publier dans dix-huit mois.

Homélie conclusive du 28 octobre, où le pape définit trois priorités : une pastorale ordinaire ravivée, une mission qui tiens compte de la mondialisation, et l’adoption de nouvelles méthodes pastorales adaptées aux différentes cultures du monde.

Paroles d’évêques

Mgr Lacroix, archevêque de Québec : « C’est absolument exceptionnel de nous retrouver ici, de presque tous les pays du monde, et de pouvoir constater où nous en sommes dans notre mission d’Eglise. Certaines sont plus anciennes, comme les Eglises du Moyen-Orient, qui sont là depuis 2000 ans, d’autres plus jeunes comme la nôtre au Canada, qui a un peu plus de quatre siècles, ou d’autres comme la France, qui ont beaucoup d’expérience et elles expriment une réalité qui touche vraiment la nouvelle évangélisation. On se rend compte qu’on a beaucoup de personnes qui ont été baptisées mais qui n’ont pas approfondi leur foi, ou n’ont pas vécu une véritable rencontre personnelle et communautaire avec le Christ. »

Mgr Paglia, président du Conseil pontifical pour la famille : « Armée de cette « bonne nouvelle », l’Eglise « ne peut pas se taire », a estimé l’archevêque, non pas parce qu’elle serait « conservatrice », mais parce que « la stabilité même de la société est en question ».

Mgr Shevchuk, archevêque majeur de Kiev-Halic (Ukraine) : « L’Eglise est dans les flammes de l’Esprit-Saint. Le synode est une œuvre divine. C’est l’Esprit-Saint qui le fait, par le moyen des hommes. Nous partageons ses dons et nos expériences » […] Il signale aussi l’importance de l’Orient chrétien : « un grand témoin, même au prix du sang, de cette vitalité de l’Eglise », et, « maintenant, après les persécutions, on vit une résurrection » en Slovaquie, en Ukraine, au moment où « d’autres, à leur tour, vivent ce martyre », comme en Syrie. »

Mgr Schmitthaeusler, vicaire apostolique de Phnom Penh (Cambodge) : « il faut « revenir à l’expérience des premières communautés chrétiennes » qui vivaient « la simplicité de l’évangile ». Il rappelle qu’à son arrivée dans sa paroisse, il n’y avait qu’un seul chrétien, qui rassemblait régulièrement quelques jeunes pour lire l’évangile du dimanche. Dix années plus tard, il vient de baptiser son 140èmeparoissien. »

Message Final du Synode

Le synode des évêques s’est conclu par la présentation à Benoît XVI d’une liste de  58 “propositions”, votées par les pères synodaux. Les évêques y précisent la nature de la nouvelle évangélisation, son contexte, les réponses qu’elle apporte, et les acteurs de cette mission. Ces propositions, rédigées en latin, seront ordonnées par le pape et réélaborées pour son exhortation post-synodale.

Le synode invite l’Eglise à redécouvrir sa dimension missionnaire permanente, voit dans le concile Vatican II un « instrument vital » pour transmettre la foi aujourd’hui, mais surtout souligne l’exigence de repartir de la rencontre personnelle de tout baptisé avec le Christ ressuscité, c’est-à-dire d’une conversion à Jésus.

Voici quelques extraits de ces « propositions » :

Introduction

3 – Les Eglises orientales catholiques se disent reconnaissantes pour la possibilité d’exprimer leur sollicitude pastorale envers les fidèles émigrés en territoires de traditions latine. Elles espèrent aussi une meilleure connaissance de leurs traditions.

I – Nature de la Nouvelle évangélisation

5 – Le Nouvelle évangélisation et l’inculturation – La nouvelle évangélisation est le temps d’un réveil, d’un encouragement renouvelé et d’un témoignage nouveau de Jésus-Christ, centre de notre foi et de notre vie quotidienne. Elle invite tous les membres de l’Eglise à un renouveau de la foi et à un effort réel pour la partager.

II – Contexte du ministère de l’Eglise aujourd’hui (13-25)

13 – Défis de notre époque – Mondialisation et sécularisation, mais aussi persécution religieuse, indifférence, restriction ou harcèlement : le message de la vérité et de la beauté peut aider les gens à échapper à la solitude et au manque de sens de la société post-moderne.

25 – Scenarios urbains de la nouvelle évangélisation – Face à la violence, la drogue, la corruption, les crimes de toute sorte, l’Evangile est là pour restaurer la dignité humaine.

III – Réponses pastorales (26-40)

26 – Paroisses et autres réalités ecclésiastiques – La paroisse est le lieu de dialogue et d’annonce de l’Evangile, de la catéchèse, de la charité. Promouvoir « la rencontre personnelle et communautaire avec le Christ », une « expérience de la richesse de la liturgie », éduquer tous les fidèles à la fraternité et à la charité pour les pauvres.

IV – Acteurs de la Nouvelle évangélisation (41-56)

48 – La famille chrétienne – Eglise domestique, fondée sur le sacrement du mariage, 1er lieu du don de la vie et de la transmission de la foi. « L’Eglise doit se consacrer au soutien des familles dans la catéchèse des enfants et des jeunes ». Importance du rôle des grands-parents.

 

Nota Bene – Merci aux différents sites dont ces textes ont été tirés : Zenit.org, VIS (Vatican Information Services), LaCroix.fr et Radio Vatican


http://www.mission-chaldeenne.org/actualite_le-message-final-et-les-58-propositions-du-synode.php

Paroisse Saint Thomas Apôtre
7-11 rue du Champ Gallois
95200 SARCELLES
FRANCE

No comments yet

Comments are closed

Michigan SEO